Argent...trop cher... trop grand, la vie n'a pas de prix !

Publié le par Linette_sortezdevosconapts

Lorsque l’on pose la question du rapport à l’argent et aux biens matériels, la réponse la plus intuitive prend souvent sa source dans notre histoire personnelle. Les parents, leur métiers, leur niveau de vie, les valeurs, les accidents de la vie, les rencontres…. Et c’est indéniable, l’histoire personnelle, familiale, et même parfois transgénérationnelle, joue un rôle très important.
Cependant, un autre facteur entre en ligne de compte. Parfois j’ai même l’impression qu’il transcende celui de l’histoire personnelle, puisqu’il conditionne les valeurs ou non valeurs que nos parents nous ont inculquées, puisqu’il est véhiculé par tous les outils de la société, par le biais de l’enseignement, de la publicité, de la télévision, du cinéma, des livres : le facteur de l’utilité sociale, le facteur du rapport au travail, de l’ascenseur social : l’argent et surtout les possessions (cadeaux, meubles, hi fi, alimentation, vêtements) comme marqueur de niveau social.
Alors en guise de préambule, je précise que ce qui suit est MA réflexion personnelle sur la question. Ce n’est ni mémoire de sociologie, ni d’économie, ça n’a pas prétention à avoir une quelconque valeur scientifique : il s’agit juste d’une réflexion issue de mon expérience du terrain, virtuel ou réel. Et aussi un peu, de mes méninges.

L’argent, à l’heure actuelle, s'obtient de deux manières : en travaillant, ou en percevant des aides ou des pensions. En fait il y a une troisième façon : en contractant un prêt, ou en utilisant un découvert, ou des crédits à la conso, ou encore un revolving, dispositifs dont l'accession est largement facilitée et encouragée par le système bancaire français.
Dans les deux premiers cas, c’est de l’argent qui nous appartient. Dans le troisième, il ne nous appartient pas et l’utiliser nous coûte, le plus souvent, des intérêts parfois exorbitants. Nous vivons dans une société qui incite à un rapport très particulier à l’argent, celui de dépenser de l’argent qui ne nous appartient pas, que nous n’avons pas. Et pas uniquement pour acheter une maison (pour ne plus avoir à payer de loyer lorsque, en retraite, nos revenus vont baisser) ou une voiture (pour aller travailler), non ! Pour gérer le quotidien. Pour payer les courses, les factures, des objets du quotidien. Nous vivons dans une société qui véhicule l’idée que dépenser plus d’argent que l’on en dispose est normal. Alors même que la spirale de l’endettement est extrêmement difficile à remonter ensuite. Aucune aide à la gestion budgétaire de la part des « conseillers » bancaires, et au contraire, des incitations à accepter jusqu’à des cartes bancaires avec revolving inclus.

Quel est l’intérêt d’encourager de telles pratiques,
qui vont clairement à l'encontre de notre intérêt personnel ?

Je ne suis pas économiste mais si la question vous intéresse, je vous invite à regarder dès que possible le documentaire Demain et plus particulièrement le passage où un économiste explique que ce qui crée l’argent , ce sont nos millions de crédits individuels. Les crédits créent de l’argent ex nihilo. De rien. La banque n’a pas les liquidités pour nous prêter cet argent, puisque 85% de l'argent en circulation est de l'argent virtuel, et elle le crée à partir de rien. Ce rien, nous leur remboursons par notre travail et nous leur créons encore plus d’argent puisque, via le système des intérêts, nous créons plus d’argent que le montant initialement créé ex nihilo.

Les crédits, sont donc une manne pour les banques. Ces richesses créées ne servent pas à faire tourner l’économie d’un pays selon les besoins du moment. Cela ne crée pas d’emplois. Cela ne fait pas augmenter les salaires ou le fameux pouvoir d’achat. Cet argent sert à spéculer et enrichir les entreprises déjà riches.


Et du côté des petits particuliers, à quoi sert cet argent ?

A consommer. On a tous besoin d’un smartphone, de (plusieurs) télés, de (plusieurs) consoles.  Des millions d’objets inutiles dont les pubs passent à la télé, qui nous font même oublier comment vivre sans. Comment vivre sans sopalin ? Sans papier alu ? Sans papier cuisson ? Pire, sans PQ ou sans sac poubelle ? Ou encore, on a tous besoin de milliers d’aliments transformés bourrés d’additifs (dernièrement, j’ai vu du beurre aux pépites de chocolat (si si !)), pour lesquels les pubs surfent sur le volet santé alors qu’il s’agit à l’inverse de l’un des pires fléaux de notre société moderne.

Et puis, on nous dit que consommer, c’est vital pour la société, que seule la croissance entrainera une reprise de l’économie et une baisse du chômage. La croissance, c’est l’emploi. Alors, il faut consommer.
Oui mais consommer quoi ?
Du fait que la majorité de la population reste serrée financièrement parlant, mais pour que tous puissent consommer toujours plus, on tire les prix vers le bas. Or, des produits à très bas prix tels que nous les voyons de nos jours dans les supermarchés, c’est impossible à produire en France, bin oui, parce-que en France, le travail est (encore au moins jusqu’au 24 mars) réglementé et le salaire minimum garanti, et parce-que en conséquence, un salarié français, même pauvre, même surendetté, ça coûte cher. Alors on va fabriquer dans les pays que l’on peut exploiter où la main d’œuvre est donnée moins chère, jetant au chômage des millions de personnes. Des personnes qui ont dès lors de tout petits revenus, mais que l’on incite (plus de 200 incitations visuelles et sonores par jour, un réel matraquage lavage de cerveau organisé) à consommer tout pareil que si elles avaient un salaire plein et entier et plus encore. Alors pour consommer, ces personnes achètent…. les produits délocalisés, ceux-là même qui les ont jeté au chômage, et financent les entreprises qui ont provoqué leurs difficultés sociales. Et plus encore : en consommant de la sorte, en achetant ainsi des produits issus massivement de délocalisations, l’argent issu de notre consommation ne sert pas à relancer l’économie du pays mais part immédiatement hors frontières, dans des structures de spéculation.

Il n’y a aucune critique dans mes propos vis-à-vis de ce que je décris, hormis celle de la société. Les personnes qui font tourner cette économie qui les appauvrit, le font malgré eux. Ils n’ont pas conscience de tout ça. Pourquoi ? Parce que la société fait un job remarquable de cloisonnement. Plus personne ne fait le lien entre l’économie, la consommation, la production de déchets, l’éthique, l’environnement, l’éducation, la finance, le quotidien, les courses alimentaires, le fait de survivre.

Pourtant, tout est lié !

Le système amène tous les gens qui peinent à joindre les deux bouts à penser qu’ils doivent survivre, mais offrir aussi ce qu’ils pensent être le meilleur pour leurs enfants, pour que leurs enfants ne subissent pas leurs difficultés, ne s’en rendent pas compte. Pour satisfaire l’exigence de consommation (produits neufs, surconsommation, cadeaux à foison, activités diverses, mais aussi véhicules, marques, produits cosmétiques spécifiques, etc, etc) ET la survie, pas d’autre moyen que d’acheter ce qui est le moins cher. Et finalement, le prix dérisoire (celui ne permettant que de l’exploitation d’autres hommes pour la production, et à l’étranger la plupart du temps, donc échappant aux garanties sociales françaises) est devenu la normalité. Les prix équitables permettant de faire vivre les autres hommes de la chaine de fabrication sont ressentis comme un abus. Ou un truc de bobos. Tout comme l’éthique, l’écologie, la réduction des déchets…. Le système s’applique à amener la plus grande partie de la population à penser que la survie est au-dessus de toutes ces considérations, à les enfermer malgré eux dans une consommation qui est objectivement une surconsommation égoïste.
Ce qui est très cynique dans l'histoire, c’est que c’est cette surconsommation aveugle et égoïste dans laquelle sont enfermés des millions de personnes, est celle-là même qui est responsable de leurs propres maux et les enfonce dans cette situation… mais comme tout est cloisonné, le lien est invisible. Et c’est bien pratique, que le lien soit invisible….. parce que tant que le lien est invisible, ces millions de personne pensent ne rien pouvoir y faire. La misère, les difficultés c’est la fatalité, ils n’y peuvent rien…. C’est comme ça, c’est l’économie qui se casse la margoulette, et c’est quelque chose qui dépasse largement leur champ de compétence.
Et pourtant….. chacune de ces millions de personne, sans le savoir, sans en avoir conscience, est, par sa consommation, par chaque prêt contracté, par chaque euro dépensé dans cette économie délocalisée et esclavagiste, le bras armé du système qui les met à genoux. Un système qui a trouvé le moyen de retourner les actions même des populations contre leurs propres intérêts, tout en les maintenant dans l’illusion que c’est leur intérêt, et la meilleure chose à faire.
Je ne sais pas…. Des fois, j’ai l’impression d’être sortie de la matrice… et l’illusion me saute aux yeux, et aux tripes. 

Parce que si le système fait croire avec succès à la population que des millions d’individualités ne sont rien et ne peuvent rien, eux savent pertinemment que c’est exactement l’inverse : mathématiquement, des millions de petits salaires qui partent intégralement ou presque dans de la consommation, ça leur fait des dizaines de milliards d’euros de bénéfice.

Imaginez

Imaginez. 30 millions de foyers. Dépensant, entre la nourriture, les cadeaux, les vêtements, les cosmétiques, les loisirs, les macdo, dans les 800 euros par mois (je ne compte donc pas les charges fixes, mais par contre je compte l’argent dépensé « grâce » aux découverts et revolvings), ça donne 24 milliards d’euros dépensés. Tous ces milliards sont un énorme pouvoir de la population, et le système a tout intérêt à ce que ladite population n’en prenne jamais conscience.
Imaginez, si ladite population se mettait à prendre conscience de là où va son argent, à quel système elle finance….
Imaginez, si elle prenait conscience que la société a trouvé le moyen de faire financer par les pauvres le système qui les maintient dans cet état...
Imaginez, si ladite population se mettait à choisir, à choisir ce qu’elle souhaite financer, et se mettait à financer un système alternatif permettant une meilleure redistribution des richesses, une meilleure rémunération des travailleurs, des producteurs (d’eux même, donc ?)
… Impensable pour les grands groupes et lobbys divers, ça serait leur fin, la fin de leur poule aux œufs d’or.

C’est le même cercle vicieux pour le travail. Les moins riches sont souvent ceux qui subissent les conditions de travail les plus dures, les plus dégradantes, et les moins payées. Ils pensent ne pouvoir se payer des choses de qualité mais, comme ils sont les plus nombreux, cela donne des millions de personnes qui financent les patrons esclavagistes sans voir d’issue pour faire autrement. La société moderne a bel et bien réinventé la roue….. la roue qui permet à la société de se maintenir éternellement dans le même état : des riches toujours plus à l’aise, des pauvres suffisamment conditionnés pour consommer et faire fonctionner la société (avec la complicité des banques et à grand renfort de prêts à la consommation, révolvings et autres découverts autorisés), cette société même qui les maintient dans leur état de pauvreté. Quand même hein, si les pauvres étaient moins pauvres, ça ferait moins d’argent pour les riches, faut pas déconner.



Alors, comment la société fait-elle pour maintenir les populations dans un tel état d’aveuglement qu’il ne vient à personne l’idée de se révolter
et de refuser cet état de fait ?

Nous sommes des millions, ils ne sont qu’une poignée, et pourtant, chaque élément du million se dit qu’il n’a pas la main sur ce qu’il se passe... Le travail, c’est le moyen qu’a trouvé le système pour ne pas répartir humainement les richesses, tout en réussissant à maintenir les populations mal payées dans un asservissement volontaire grâce au concept de l’utilité sociale.
Alors même qu’on incite largement à consommer plus que ce que l’on gagne, alors qu’on facilite l’accès aux crédits divers, alors même que le système entraine une délocalisation massive des emplois peu qualifiés, on culpabilise les personnes qui n’ont pas de travail.
Oui hein, l’argent, il FAUT le dépenser même si on en a que peu ou pas, mais par contre, on est bien vu que si on dépense l’argent (et le découvert autorisé) obtenu par le biais du TRAVAIL. Si on a pas de travail, ce n’est pas DU TOUT en lien avec la société de consommation qui entraine délocalisations et perte d’emploi, non NON ! C’est bien connu, le chômage n'est affaire que d'individus FEIGNANTS qui n’ont pas ENVIE d’aller bosser et qui préfèrent vivre aux crochets de la société. Ces personnes deviennent un poids pour la société, car « on » doit leur donner des aides, leur utilité sociale en prend un sacré coup.

Mais arrêtons-nous juste deux minutes sur le concept d’utilité sociale. A quoi est-on utile quand on travaille ? A qui ? On est utile pour faire fonctionner la Roue, celle-là même que j’ai décrite plus haut, qui permet donc d’enrichir toujours plus ceux qui nous gouvernent (=les lobbys, les industriels, les banquiers) et de maintenir dans un état de consommation perpétuelle, le reste de la population en dépit de la répartition inégalitaire des richesses créées par cedit travail.
A l’heure actuelle, notre travail ne sert pas à nous créer de la richesse à nous, les individus, les citoyens. On le voit bien, fin de mois difficiles, recours aux aides, etc, etc.  Non, le travail sert à créer une richesse qui pour nous, la base, n’est que virtuelle, ça sert à faire fonctionner la Société dans sa dimension la plus Abstraite. A l’heure actuelle, notre seule « utilité sociale », c’est de consommer pour faire tourner… les banques privées et les actionnaires des grands groupes.

Bon. A partir de là, la question est la suivante :avons-nous envie d’être toujours utiles à cette société qui nous maintient enfoncés ? Qui nous dessert en nous faisant croire qu’elle nous sert ? Qui nous maintient dans un état de survie en nous faisant croire que nous lui devons tout, y compris la vie ? Et qui nous fait taire en nous rappelant « ne crachez pas dans la soupe…. Il y a pire ailleurs, avec vos découverts et vos petits ennuis, c’est du pipi de chat comparé à d’autres populations ». Certes…. précisément celles que l’on exploite pour fabriquer nos objets à si bas prix…. Quel cynisme !
Souhaite-t-on continuer à consommer au détriment de notre propre vie, et de la vie d’autres êtres vivants, dont la misère pire que la notre donne une excuse à la société pour nous faire continuer de fonctionner ce système malade ?

Peut-on se poser, et réfléchir à ce que serait une utilité sociale dans le sens propre du terme, une utilité pour la société ? Ce que je fais de plus utile, c'est ce que je fais en tant que bénévole : aider les gens au quotidien, à relever la tête, à apprendre à gérer leurs finances sans en faire pâtir la planète ni les autres êtres vivants, apprendre à se nourrir sans mettre en danger sa santé même si on pense ne pas avoir de quoi, mais tout ça ne me permet à ce jour absolument pas de vivre, c’est-à-dire, de payer mes factures, les frais de garde ou périsco de mes enfants, la nourriture, etc. Si je fais payer mon aide, si je monte mon auto entreprise, je rentre de facto dans un système discriminant pour ceux qui auront probablement le plus besoin de mon aide, mais pas les moyens de la payer. Si je passe par le système de l’emploi actuel, il n’y a aucun poste à pourvoir, ou bien je n’ai pas les compétences (au sens pôlemploiesque du terme) / les diplômes attendus, ou l’expérience ("professionnelle", "rémunérée") nécessaire. Mon expérience actuelle, ce que je fais depuis des années, et qui a prouvé sa réelle utilité d'un point de vue social, n’est absolument pas valorisable sur le marché du travail actuel.

Cette société, génère une catastrophe humaine. Sur son propre sol, et également à d’autres endroits de la planète où des millions d’être vivants (humains et non humains d'ailleurs), non soumis à la législation française en matière de travail, sont asservis pour la faire fonctionner.  Et non, ce n’est pas « chacun son problème »…. Car nous l’avons vu, leur misère et nos difficultés sont intimement liées. Non, nous ne "les" faisons pas vivre. Nous les exploitons, nous pillons leurs ressources naturelles, nous dégradons leurs terres et les stérilisons, d’un point de vue géopolitique nous participons pour servir les intérêts de notre société à la déstabilisation de nombreuses régions du monde (guerres, famines, expansion des groupuscules terroristes).
Pour se sortir de ces difficultés sociales, la solidarité est plus efficace que l’individualité. L’expérience nous en montre tous les jours de très jolis résultats, à Mary et moi.

Cette société, génère également une catastrophe écologique sans précédant qui est encore une fois liée à nos difficultés quotidiennes actuelles. Les problématiques écologiques rejaillissent sur notre santé, sur celles de nos enfants. Je vous le rappelle ou vous l’apprends peut-être, mais  « mourir de ça ou d’autre chose », phrase résignée que l’on entend souvent à propos de la nourriture gavée de pesticides, est un slogan inventé par l’industrie du tabac pour que les consommateurs acceptent de placer leur plaisir bien avant leur santé et acceptent de mourir prématurément et dans de sacrées souffrances pour faire grossir la fortune de ces industriels. Non, mourir d’un cancer n’est PAS la même chose que mourir de vieillesse ou d’une crise cardiaque. Ni pour la personne malade, ni pour ses enfants, ni pour sa famille. Et ingérer quotidiennement des légumes dénués de tout nutriment du fait de sols rendus stériles, mais gavés des substances cancérogènes, des résidus de pesticides, auxquels s’ajoutent les molécules de plastiques ayant migré dans les aliments via les emballages par l’action de la chaleur,  les perturbateurs endocriniens ; se tartiner plusieurs fois par jour avec ces mêmes substances via les cosmétiques et les produits d’hygiène, met pour de vrai votre santé en danger : les industriels mettent votre santé en danger pour augmenter leurs dividendes.

Alors que tout cela est en grande partie tout à fait évitable.

Et les solutions, alors?

Les solutions, elles existent. Notre bulletin de vote est une arme, notre argent est une arme. Nos petites centaines d’euros que nous dépensons chaque mois en dépenses vitales et non vitales ont véritablement un poids, en dépit de ce qu’on veut nous faire croire.

Si vous nous suivez, Madame Salade (alias Mary Dee) et moi, sur notre communauté, vous savez que les solutions émergent chaque jour de l’entraide, et de la prise de conscience de l’autre. Vous savez qu’une consommation équitable est possible et qu’on se bat chaque jour pour qu’elle prenne de l’ampleur. Que nous utilisons ce canal de réseau social comme un brainstorming géant quotidien, pour nous efforcer de trouver, ensemble, des solutions les plus locales possibles à des problématiques individuelles.

Si vous ne nous suivez pas (encore !), j’imagine que vous vous demandez bien de quelles solutions, concrètement, je parle…. Et peut-être vous sentez-vous un peu dépassé par la vision globale des choses. J’ai déjà proposé des pistes, concernant l’alimentation, concernant le budget et le rapport à la consommation. Peut-être vous aideront-elles à changer concrètement votre regard et, je vous le souhaite, votre vie. Et si vous avez besoin de soutien dans cette démarche…. 20 000 licornes seront très heureuses de vous accompagner, vous guider et vous soutenir dans cette aventure.

Argent...trop cher... trop grand, la vie n'a pas de prix !

Pour tous, et afin d’aller plus loin dans votre réflexion, je vous propose de vous renseigner sur :

Et enfin, si vous avez peur de la manière dont la société pourrait évoluer si nous cessions, graduellement mais  collectivement de la soutenir dans sa forme actuelle, allez voir ou revoir Demain. La peur du chaos est également un outil très puissant dont se sert le système actuel pour nous maintenir dans le rang qu’il a décidé pour nous…. Mais le chaos n’est pas la seule alternative à la société actuelle. Nous avons tous un rôle à jouer dans l’Histoire. Demain est un concentré d’espoir, de clé de compréhension, et d’initiatives concrètes de citoyens comme vous et moi pour contourner l’écueil actuel de la consommation moderne.

Vous avez envie de participer à un super chouette projet citoyen?
Vous avez envie de semer de petites graines à votre niveau?
Je vous invite à regarder par ici....


 

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gagner de l'argent sur internet 25/07/2017 11:45

Excellent billet. L’État joue un rôle fondamental dans l'amélioration des conditions de vie des citoyens et il est tout à fait vrai que notre seule arme est le bulletin de vote. Toutefois, un effort personnel de notre part est toujours requis. Si l’État ne peut pas nous offrir les conditions de vie que nous espérons, à nous de trouver d'autres moyens, d'autres solutions de changer notre vie.

françoise depraetere 18/11/2016 10:37

Merci pour cet article qui résume très bien se que je pense .Malheureusement je ne suis pas à l'aise avec l'écriture alors merci d'utiliser ton talent pour être un peu la porte parole de tous ceux qui ne trouvent pas les mots .J'ai eu peur que comme tant de blogueuse tu quittes le bénévolat .Je te suis depuis longtemps et j'aime bcp ton intégrité, ta droiture , ton idéalisme . J'aime quand tu mets tes gestes en accord avec tes convictions (j'essaye chaque jour de le faire aussi).J'ai suivi avec passion les post concernant votre mariage. Pour moi cela me semblait impossible . Mais tu l'as fait :-) . Le problème de l'argent est difficile .Je me pose aussi bcp de question . Nous sommes dans une banque (triodos) qui soutient des projets en Belgique , des agriculteurs bio, des ateliers de travail adapté, ...mais ce n'est que de l'épargne, pas de compte courant ? Faut -il participé à des coopératives qui aident à l'installation de panneaux solaires dans notre région ? Est-il possible de renoncer aux banques ? toutes ces questions ..qui suivent celle du logement , de l'alimentation , de l'éducation ...Toutes celle qui font sens ... Merci Merci

Magali 15/11/2016 23:37

Bravo pour cet article qui résume bien le système dans lequel nous vivons. Et en même temps, les prises de conscience se multiplient, cela donne de l'espoir pour l'avenir. Merci de partager vos réflexions !

Lisa 20/05/2016 18:59

Article très intéressant! J'ai découvert votre blog grâce à un groupe Facebook et il y a pas mal de choses qui m'interpellent dans ce que vous dites (en bien évidemment). Par contre un petit bémol: je suis prof et je n'ai pas du tout l'impression de travailler juste pour enrichir le capitalisme (je résume vite fait hein). Je pense quand même que mon boulot a une véritable utilité sociale qui est "quantifiable" et démontrable assez facilement. Je ne fais pas de bénévolat car je n'en ai pas le temps (un prof ça bosse normalement le soir, le week-end, pendant les vacances...) mais je pense qu'il y a justement des professions où le don de soi aux autres est une grosse part du travail en lui-même et donc prof en fait partie oui.

Linette_sortezdevosconapts 20/05/2016 20:48

Bonsoir Lisa !
j'ai parfaitement conscience de l'implication et de la valeur des enseignants. Fille et petite fille d'enseignants, très grande famille d'enseignants de tous niveaux, de la maternelle à la fac. Moi même je travaille dans l'enseignement supérieur.
Je ne parle pas des femmes et des hommes qui font vivre cette profession mais de la politique qui sous-tend les financement, les dotations, qui oriente les programmes. ;) cela n'a rien à voir !

Kellya 17/03/2016 20:52

Quel superbe artile! Tu résumes À la perfection ce que je pense. Merci pour cette belle communauté de licornes, voila une initiative qui me redonne de l'espoir sur ce qu'on peut faire pour évoluer ensemble.

Linette_sortezdevosconapts 17/03/2016 21:38

merci <3

Amaury 11/03/2016 11:47

Bonjour, article interressant sur ton ressenti. J'ai vu beaucoup de vidéos sur la dette, le fonctionnement du système, la croissance et tout le toutim. En fait, il n'y a pas de "conspiration", juste des "individualités". Je m'explique. Chaque personne fait des choix, le pauvre peut choisir de consommer ou pas. L'entrepreneur peut proposer des produits équitable ou pas. Les entrepreneurs écologistes ça existe, même s'ils sont rares. En fait, les toutes grandes entreprises sont juste dans une course en avant, il n'y a pas de question ethique derrière. Une société qui fait des smartphones par exemple, ses actionnaires attendent des dividendes, donc il va sortir un nouveau smartphone, qui doit bien se vendre pour rapporter de l'argent. point. Il n'y a pas une tête pensante dans la société qui va se dire "je suis le roi du capitalisme, je vais foutre la planète en l'air en faisant construire mes smartphones par des enfants dans les pays pauvres". C'est pourquoi l'action individuelle est importante (sobriété volontaire, zéro déchet) mais que nous ne pourront pas nous passer d'un changement des lois. On le voit avec les banques : après la crise de 2008, elles disaient "on a compris, on ne le fera plus, pas besoin de réguler. Le système va se réguler tout seul" mais c'est faux. Une nouvelle crise est en cours, la Chine se ralenti, les USA, et l'Europe dans une moindre mesure, ont fait marcher la "planche à billet" mais TOUS espèrent la croissance, les fous ! Ils ne comprennent pas que tout le système DOIT être remis en cause, ils veulent juste maintenir l'existant qui a bien marché jusque là....

Linette_sortezdevosconapts 11/03/2016 11:49

ha mais je ne pense pas qu'il y ait conspiration moi :)

Auriane 11/03/2016 09:15

Merci pour cet article ca réchauffe le coeur de savoir qu'on est de plus en plus a avoir compris ce qu'il se passe et comment agir a notre petite echelle

Fanny 10/03/2016 23:33

Merci pour cet article, cela rejoint ce que je pense mais beaucoup mieux agencé et écrit. Malheureusement, j'ai beaucoup de mal à rester positive et à penser que les gens vont se réveiller donc j'espère que j'ai tort.

Amélie 10/03/2016 18:49

Tu prêches une convertie, mais tu le fais si bien que ça donne envie de partager ton article sans en changer un mot, pour pouvoir, à mon tour, en parler autour de moi et avoir de vrais arguments. Il m'est parfois difficile d'accepter que mon entourage n'en n'est pas au même point que moi, j'ai fait mon propre chemin et il n'y a pas si longtemps que la prise de conscience m'a permis de poser de vrais actes. Décidément, j'aime beaucoup ta façon d'écrire, c'est intelligent, documenté, pertinent, mais jamais abscons, avec des termes simples mais percutants. Alors, je me dis que si ça me parle, ça parlera sûrement à d'autres !!

Bel'Coutures par Belinda 10/03/2016 14:56

merci, merci pour cet article qu'un de mes contact récents sur FB (et en vrai ;-) ) a gentiment partagé.
Je me sens rassurée (quoi qu'encore dépassée) car ce sont là mes pensées actuelles que je n'arrivais pas à formuler et à mettre en ordre, alors merci encore de l'avoir fait :-D

jissé 10/03/2016 13:35

Je tiens à partager le nom d'un des films / documentaires qui m'a aidé à me poser plus de questions, qui m'a clairement secoué.... C'est: "le cauchemar de darwin". Ensuite, j'ai enchainé ce genre de documentaires. Le probleme c'est que maintenant, lorsque je pense au monde dans sa globalité, je pense chaque jour que l'être humain fait fausse route... C'est assez frustrant... Les films sur l'obsolescence programmée nous permettent également de voir à quel point on se fait prendre pour des imbeciles et à quel point nous polluons notre belle planete (cf tous les dechets envoyés au Ghana par exemple...) C'est vraiment triste. Pinaise! J'ai envie de debattre pendant des heures! :P En tout cas bel article, belle prise de conscience!

Linette_sortezdevosconapts 10/03/2016 13:40

merci !
oui effectivement, ya de quoi débattre... :/

Delphine L 10/03/2016 12:50

:o Juste bravo.

Tu viens d'écrire tout ce que je pense de manière claire et pédagogique. La seule question que je me pose c'est comment c'est possible, alors que de plus en plus de gens pensent comme nous, qu'ils gagnent encore... En tout cas, grâce au groupe, je redeviens optimiste, c'est déjà pas mal :)

Je vais faire un lien depuis mon blog. Tu me dis si ça te dérange. J'enlèverai.

Linette_sortezdevosconapts 10/03/2016 12:59

non non ça marche ! :p

jissé 10/03/2016 12:34

"dernièrement, j’ai vu du beurre aux pépites de chocolat" --> j’ai également été choqué quand j’ai vu cette pub, c’est marrant ^^ j'me suis dit, encore une fois, qu'on avance tout droit vers des pics de débilité ... J'aime débattre, râler, parler de la gestion de la planète, des mécanismes politiques, financiers... Et souvent, je me plais à dire qu'au final: "nous avons le président que nous méritons"

prettyarty 10/03/2016 11:38

excellent article. j'attends avec impatience de voir "Demain", car je ne crois pas qu'il ait été programmé dans mon cinéma malheureusement.
je suis 100% d'accord avec toi, mais très difficile de réveiller les consciences, dans un monde où c'est le plaisir avant tout, et ou "c'est comme ca c'est la vie", est le motto qu'on entend le + souvent pour justifier de faire l'autruche

Laurine 10/03/2016 10:57

C'est vraiment un très bel article que j'ai partagé de suite. si seulement tout le monde pouvait le lire, il est clair et récapitule très bien "ce monde".
merci pour tes mots et tout ce que tu apportes aux gens via ce blog ou via le groupe !

Linette_sortezdevosconapts 10/03/2016 11:08

merci beaucoup Laurine, c'est vraiment chouette de savoir qu'on apporte quelque chose de concret (même si c'est via un réseau virtuel) !

Céline 10/03/2016 10:05

Ah merci pour cette article merveilleux, partagé sur facebook et instagram. Il est temps que les gens se réveillent et ouvrent les yeux!

Linette_sortezdevosconapts 10/03/2016 10:07

Merci !!! c'est trop gentil <3

Rey 10/03/2016 09:56

J'ai oublié de te remercier pour ton travail "non rémunéré " qui m'a incité à plonger le nez dans mes comptes de façon structurée , projet que j'avais depuis plus d'un an et que j'avais laissé traîner ... C'est en court !

Linette_sortezdevosconapts 10/03/2016 10:04

bien ! :p

Rey 10/03/2016 09:39

Bonjour et merci pour cet article qui a le mérite de faire réfléchir (d'ailleurs je crois que je n'ai pas tout intégrer en une seule fois)
Une chose m'interpelle c'est ta vision du travail. Pour moi , la valeur travail est importante. Je ne parle pas d'un travail abrutissant en usine. Mais qui dire du travail des enseignants qui apprennent à mes enfants, du personnel médical qui soigne mon genou, des agriculteurs qui me nourrissent, des ouvriers qui ont réparé mon toit... En quoi ces gens là font ils fonctionner la roue comme tu dis ? Il me semble que le problème c'est la façon dont certains exploitent le travail des autres et pas le travail lui meme qui pose problème...

Linette_sortezdevosconapts 10/03/2016 10:49

je ne sais pas si ma réponse te parle? je sais pas si j'ai été claire (ou à côté de ta plaque)

Linette_sortezdevosconapts 10/03/2016 10:04

Bonjour Rey !
En fait, je ne parle pas du sens que chacun met dans sa profession. Ni de l'utilité pour les gens qui composent la société.
d'ailleurs, je ne parle pas de profession, mais de travail : ce que met la société en place à travers ce concept, comment elle véhicule les valeurs qui sont associées.

les professions que tu cites ne sont absolument pas reconnues à leur juste valeur. et ceux qui les incarnent, sont considérés par le système comme des pions, comme les autres : ils n'ont d'utilité pour la Société, pour le système, qu'en tant que consommateurs, qu'en tant qu'ils font vivre le modèle économique capitaliste.
Que ce soient les enseignants qui n'ont pas les moyens humains et matériels pour assurer les fondamentaux de l'école publique, les hospitaliers dont la pratique est complètement polluée par les histoires de rentabilité et de tarification à l'acte, les agriculteurs qui pour la plupart ne vivent pas de leur production, sont surendettés et subissent de plein fouet la concurrence des serres espagnoles, les ouvriers qui sont payés au lance-pierre... je ne dis pas que leur profession n'est pas utile en soi, mais que l'utilité des personnes, des êtres humains qui travaillent au sein de ces professions, pour la société, c'est leur capacité à faire tourner le modèle capitaliste. C'est rigolo d'ailleurs car toutes les professions que tu cites illustrent à merveille la fracture entre l'humain et le capital. Des professions humaines complètement dévastées par la gestion capitaliste des structures qui les soustendent.

Sarah Physalis 10/03/2016 09:21

Article très intéressant et très vrai!

Albe 09/03/2016 21:18

Merci pour cette saine lecture ! J'y reviendrai à tête reposée, et aussi pour les liens qui m'ont l'air bien intéressants. Comment considères-tu les métiers (comme le mien ;)) autour du lien social ? Personnellement je ne pense pas être pas dupe de l'utilisation qui peut être faite de mon travail, mais a priori il n'enrichit pas les multinationales (bon quoique parfois, mais ce serait un peu long).
J'ai lu tout ton blog en quelques jours de vacances, et je me suis régalée. A très bientôt donc.

Linette_sortezdevosconapts 10/03/2016 09:40

Coucou Albe !
Ha les métiers autour du lien social.... c'était ma première profession.
Je l'ai quittée pour plusieurs raisons, dont celles-ci :
- bosser en institution, l'accès de toute catégorie sociale est garanti MAIS... mazette, la tarification à l'acte et tout le toutim.... je refuse personnellement de m'inscrire dans ce type de système qui ne garantit pas un soin de qualité. Bon et en tant que lacanienne en plus, même si j'ai adoré bosser en équipe, le recrutement est maintenant délicat, il faut être bien pistonné, ou encore montrer patte blanche et rogner sur son éthique (et perso je refuse en bloc de tester les patients... compliqué).
- bosser en libéral? là le patient peut prendre le temps qu'il lui faut pour cheminer et le praticien n'a plus de compte à rendre sur sa rentabilité, mais alors, non remboursé, les personnes qui ne peuvent se le payer restent sur le carreau. impensable pour moi.

j'ai pas réussi à résoudre la quadrature du cercle :p
Bon, j'utilise certaines de mes compétences bien sûr, dans mon métier, dans ce que je fais en bénévolat. tout n'est pas perdu !

après, je n'ai pas d'avis en particulier sur les autres professions qui gravitent autour du domaine social, je ne les connais pas assez. Si ce n'est qu'il n'y a pas assez de postes....

Claire L 09/03/2016 20:18

Très bel article, merci de l'avoir écrit !