Bloguer, c'est quoi, en vrai ? (ou les 5 raisons pour lesquelles j'aime bloguer)

Publié le par Linette_sortezdevosconapts

Il y a quelques temps, je lisais l’article d’Odile Sacoche et je me remémorais toutes les étapes de mon parcours virtuel. Du coup, aujourd'hui, j'avais envie d'écrire un peu sur l'envers du décor, sur les ficelles qu'on tire quand on blogue, sur le travail que ça représente en coulisse. Parce que tant qu'on ne passe pas de l'autre côté du miroir, on a toujours un peu tendance à penser que c'est hobby finalement un peu superficiel (tout comme celui d'administrer un groupe facebook !), aujourd’hui, j'avais envie de vous parler de ma vision du blogging. Et même qu’en fait, ça va prendre deux articles !

Bloguer, c'est quoi, en vrai ? (ou les 5 raisons pour lesquelles j'aime bloguer)

Ecrire, oui, mais je n'écris que quand j'en ai envie et uniquement quand j'ai quelque chose à dire. Cela parait sans doute une lapalissade, mais... je vous assure, dans le monde merveilleux du blog, ça n'est pas toujours le cas. Ecrire un article avec ses tripes, écrire pour convaincre, écrire en se mettant à la place du lecteur qui reçoit le message afin d’en rendre la formulation plus adéquate, ça prend du temps et ça demande de l’énergie. Du coup, si on additionne l’investissement émotionnel que ça me demande ET le fait que je sois une grande feignasse, cela donne le résultat suivant : si d'autres ont déjà écrit sur un sujet (et mieux que moi en plus), je préfère mettre le lien plutôt que de pondre un truc sans valeur ajoutée.

Souvent, quand j’ai une envie, il faut que je l’écrive, où que je sois. Alors j’ouvre un doc, ou un mail, j’écris les grandes lignes, les mots clés, et l’articulation de l’argumentation, et je m’auto-envoie le message pour finir plus tard. La "vraie" rédaction et mise en page prend plusieurs heures ensuite. C’est ma troisième journée, après la journée professionnelle et la journée familiale !

Ecrire, ça me détend, mais c'est aussi le reflet de mon état intérieur : quand il m'arrive des trucs pas cool, quand je suis sidérée, angoissée ou choquée, ou très triste, ya plus rien qui vient, je peux passer des semaines sans écrire, l'envie n'est plus là, je dis alors que "je boude la vie".

Alors bien sûr, je ne parle que pour moi ! Car selon le créneau, les motivations et les priorités ne sont pas les mêmes. Personnellement, j'ai commencé à bloguer parce que l'écriture me manquait. J'ai toujours aimé écrire, j'ai eu des études qui nécessitaient de très bonnes compétences en expression écrite, j'aime bien convaincre aussi, défendre des idées, argumenter. Mais une fois mes études passées, dans le quotidien de mon métier, ce besoin n'était plus assouvi ! Alors j'ai ouvert un blog. Ce blog. Qui s'appelait à l'époque l'aventure lavable (tout premier article dans ce lien !). Histoire de raconter mon aventure avec les couches lavables, concentrer les infos importantes dans ce domaine, et aussi parfois, écrire des trucs écolos.

Bloguer, c'est quoi, en vrai ? (ou les 5 raisons pour lesquelles j'aime bloguer)

Alors donc pour moi, clairement, bloguer, c'est écrire. D'ailleurs au départ, je ne postais jamais de photo, c'était secondaire. Mais comme bloguer, c'est aussi lire d'autres blogs, je me suis rendu compte qu'en tant que lectrice, je préférais de très loin les blogs avec photo. Et même, avec jolies photos. Oui mais voilà, je suis une quiche en photo moi, même qu’à l'époque des argentiques, on me confiait un 24 poses, je te sortais 10 photos noires, 10 photos floues et 4 photos avec des têtes coupées, le tout en contre-jour!

Bon, j'ai commencé à prendre quelques photos, avec mon téléphone... pas terrible...puis de mon apn...toujours délicat... J'ai appris à me servir de The Gimp pour améliorer les choses puisque visiblement je n'étais pas capable de prendre des photos correctes, autant corriger luminosité etc dans un second temps !... Comme je suis perfectionniste, j’ai connu la galère du détourage. J'ai progressivement appris à mettre en valeur les objets, à prendre du temps pour les mettre un peu en scène, à faire gaffe à l'arrière-plan, et puis un jour, mon mari (ce héro !) m'a offert un REFLEX ! ouiouiouisisi, et là la révélation quoi. Même en étant une quiche (une quiche qui s'améliore à petits pas, mais une quiche quand même), waow ! Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas faire de jolies photos avec un bridge ou un appareil numérique classique, mais je dois avouer, un Reflex, change la vie.

Maintenant, je ne publie plus d'article sans photo ou sans visuel. Et puis il faut que la photo soit correcte, cadrée, luminosité corrigée, etc : produire une photo de qualité, c'est aussi important pour moi que de proposer un contenu de qualité. Mais vous vous en doutez, produire une photo de qualité, ça prend un peu plus de temps que de poster des photos lambda (ou pas de photo du tout !). Je développerai plus cette question à l'occasion d'un prochain article, mais entre la mise en scène de l'objet, la prise de vue et le post-traitement, cela rajoute à l'article quelques heures de travail. C'est vrai, j'ai un peu développé un toc sur la question...mais j'adore ça (et puis, je préfère avoir un toc photographique plutôt qu'un toc de vérification du gaz ou de la fermeture de la porte comme j'ai pu en avoir plus jeune) ! Alors oui, mes photos sont retravaillées, vous l’aurez compris, je ne suis pas capable de produire une photo de qualité du premier coup, ce n’est pas du tout mon métier ! Et du coup, j’assume complètement cette nécessaire étape du post-traitement… A bas le perfectionnisme, on ne peut pas être bon en tout, il faut accepter à un moment sa limite de compétence et accepter de se servir des outils facilitateurs dans ce cas.

Bloguer, c'est quoi, en vrai ? (ou les 5 raisons pour lesquelles j'aime bloguer)

Si j’ai commencé à bloguer en 2009 par amour de l’écriture, en 2011  j'ai changé de région, j'ai eu ma puce, j'ai eu une carrière pro à reprendre de zéro, j'ai eu d'autres trucs à penser et à faire, et j'ai mis le blog en sommeil. Quand je l'ai repris en 2014, j'avais plein de choses à dire, et l'envie de vraiment toucher des gens avec ce que je raconte. J'étais plus engagée, j'avais aussi envie de diffuser bien plus, je me suis alors penchée sur l'arme ultime du blogueur : les réseaux sociaux. Parce qu'en 2009 quand j'ai commencé, j'étais une quiche en réseau social, je crois même que je n'avais (même pas!) Facebook !

Puis j’ai compris qu’une fois l’article écrit, il faut s’assurer qu’il soit lu, qu’il touche la cible auquel on le destine. C’est bien beau de construire un contenu de qualité, mais s’il n’y a personne pour le lire, c’est un peu dommage, autant ouvrir un journal intime.

Pour assurer sa diffusion, il y a la newsletter, mais aussi les groupes FB en cohérence avec le thème, et les forums dédiés. Bien sûr, il ne s’agit pas de balancer le lien comme un voleur, il faut aussi donner envie aux gens de le lire, leur donner une raison, une accroche !

Et puis il y a ce fameux réseau, ce réseau qui nous parait si inatteignable au début.

Alors comment on se fait un réseau? Franchement, au tout début, j'ai fait tout ce qu'il ne faut pas faire. Vous savez, arriver sur un forum comme un cheveu sur la soupe : on cible le forum "écolo", on s'inscrit, on regarde les topics, on repère celui qui parle des couches lavables et on écrit un comm "et sinon, ya un blog qui est bien à ce sujet, c'est l'aventure lavable..." G.E.N.R.E. C'était pas un cheveux mais un gros poil... Mais bon, j'étais une quiche, je vous avais prévenus !

Quand j’ai eu un peu plus de maturité (hum), je me suis inscrite sur des groupes FB. J'ai participé, pour de vrai. Sans arrière-pensée "marketing". Partager ses articles quand on partage aussi et surtout autre chose dans une communauté, je pense que c'est beaucoup mieux perçu. Et beaucoup plus sympa aussi ! ... J'ai aussi participé parallèlement à des challenges entre blogueuses, et c'est à partir là que j'ai commencé à "rencontrer" virtuellement mes homologues, à échanger, etc. Et vraiment c'est super chouette, d'avoir des copines blogueuses (des blopines !). Dans les règles d'or du référencement, on parle souvent de commenter les autres blogs, ("mais sans en faire trop"), bin moi je vous le dis, aller au-delà de ça, créer de vrais liens, c'est vraiment trop chouette. Bien sûr c'est vrai, ça dépend aussi de l'objectif, j'imagine que quand on rêve de percer dans ce milieu ou de se professionnaliser, c'est difficile de mettre tout ça de côté pour être réellement désintéressé, à la fois dans les réseaux sociaux mais aussi dans la communauté de blogueuses. Et pourtant, c'est vraiment quand on dépose les armes et qu'on arrête de tirer des plans sur la comète que les plus jolies choses arrivent.

Bloguer, c'est quoi, en vrai ? (ou les 5 raisons pour lesquelles j'aime bloguer)

Eh oui, bloguer, zoner sur les réseaux sociaux pour diffuser, c'est aussi croiser, rencontrer et créer de vrais liens avec des vrais gens très chouettes. Parmi les lecteurs, parmi les blogueurs, parmi les gens de la communauté. Et même, des fois, on se rencontre dans la vraie vie et c'est une super expérience ! C'est ainsi que j'ai rencontré pour de vrai mes copines de BT (Beauté Test pour les intimes, oui, j'ai eu une vie avant d'être écolo !), ou plus récemment, ma copine virtuelle Nais ! Des jolies rencontres, il y en a eu d'autres... et il y en aura encore, entre la licornesque rencontre à programmer, Natasha début mai (hiiiiiiiiiii !), Mary normalement très vite également... Qui sait, peut-être un jour Laetitia, un jour où elle remontera vers le pôle nord, ou Marina, un jour où je descendrai vers le soleil ? Tous ces gens inspirants, qu’ils soient dans l’ombre ou dans la lumière, contribuent à mon épanouissement dans cette activité, c’est vraiment indéniable.

Bloguer, c'est quoi, en vrai ? (ou les 5 raisons pour lesquelles j'aime bloguer)

Une fois les articles écrits, illustrés par des photos acceptables, diffusés sur les réseaux sociaux, il faut assurer le SAV ! Les lecteurs (enfin, les miens) commentent finalement assez peu sous l'article comparé aux réactions sur les réseaux sociaux : pendant quelques heures, c'est des notifs dans tous les sens et très honnêtement, je ne me vois pas poster mon truc et disparaitre dans la nature sans me préoccuper de ceux qui ont la gentillesse de prendre le temps de commenter ! Donc c’est aussi une disponibilité que je prévois quand je publie un article. Et puis, tant qu’on n’a pas un succès absolument délirant, c'est quand même très chouette de prendre le temps de répondre et échanger, parfois les critiques constructives font avancer, c'est utile !

 

Voilà pour cette première partie ! Je vous ai raconté la partie émergée de l’iceberg, la partie bisounours, et dans le prochain article, je vous parlerai du dark side of the blog, ce qu’on n’expose pas toujours : le rapport aux statistiques, le rapport au degré de notoriété, quel qu’il soit, et également, la tentation de monétiser tout ce temps que l’on passe à cette activité qui ne rentre pas dans la catégorie sociétale de "travail rémunéré" et qui pourtant, demande de l’investissement, de la recherche et cherche à offrir une valeur ajoutée à la vie quotidienne du lecteur.

Et pour vous, bloguer, c'est quoi?

Bloguer, c'est quoi, en vrai ? (ou les 5 raisons pour lesquelles j'aime bloguer)

Commenter cet article

Échos verts ❀ Natasha 03/05/2016 20:18

Super aperçu du travail que représente le blogging de manière générale et la rédaction d'un article en particulier... on me demande souvent combien de temps je passe sur mon blog et je crois qu'un jour je devrais compter les heures car je pense que c'est bien plus que ce que j'imagine ! A très bientôt ;-) !

laetitia 29/04/2016 18:16

je monte bientooooooooooooot !!! <3 (mais... c'est lequel ton pole nord à toi???) mouahhhhh
pleins de bisoux de la part d'une fille édentée et traumatisée par son arrachage de dent de ce matin <3

Ju' 29/04/2016 13:54

Pour moi blogger c'est tenter de rendre accessible des idées et des méthodes qui ne sont pas diffusées dans les médias principaux. C'est tenter à son échelle de rétablir un équilibre : non il n'y a pas une seule façon correcte de vivre, on peut aussi penser et vivre différemment. Et c'est aussi redonner de l'espoir : non le monde n'est pas foutu, oui on peut changer les choses, et non ce n'est pas trop tard si tout le monde s'y met. Et plus on sera nombreux à blogger sur nos solutions personnelles, plus on touchera de monde...