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Je refuse d'être une superwo(ma)man et mes enfants sont heureux, merci !

Depuis que le groupe de gestion budgétaire orientée par l'écologie et l'éthique que l’on a créé avec Mary existe, j’ai côtoyé plein de personnes différentes avec plein de problématiques différentes. A chaque intégration, je constate la même chose : au tout début du chemin, se trouve l’étape de la simplification alimentaire et du quotidien, et ce n’est vraiment pas une chose facile. En témoignent les les phrases que l'on lit presque systématiquement, et que j'ai d'ailleurs moi-même prononcées il y a quelques années : 

  • "Ca va être la révolution à la maison ! Mon fils ne jure que par ci ! Ma fille refuse de manger autre chose que ça ! Mon homma a BESOIN de sa ration de truc ! "
  • Ou encore, dans un autre registre : "Ce ne sont que des enfants, ils n'ont pas à subir nos choix ni ressentir nos problématiques budgétaires ! Je ne veux pas qu'ils se sentent privés ! "
  • Ou enfin : "Je fais déjà TOUT maison, je ne peux pas faire plus....Comment faites-vous, quel est votre secret?"

Pourtant, je vous le dis d'emblée : mes enfants et mon mari sont tout à fait adaptés à notre mode de vie, et ne sont pas moins heureux qu'avant. Ils ne se sentent ni privés, ni mis à l'écart des autres enfants, ni culpabilisés par le fait que l'on leur explique la réalité de nos possibilités d'achat ou encore les conditions et les conséquences de la fabrication des objets qu'ils veulent ou possèdent. Quant à mon secret, c'est effectivement de faire un maximum de choses maison, mais en baissant les besoins : mon vrai secret, ce n'est pas de faire plus, mais au contraire, de faire MOINS. A BaS Le PeRFeCTioNNiSMe !

Mais tout cela, cela passe par une déconstruction du support identificatoire contemporain de ce que doit être un "bon" parent en France en 2016. Je vous explique?

Bonheur d'apprendre à voir les animaux comme des êtres vivants !

Bonheur d'apprendre à voir les animaux comme des êtres vivants !

1. Qu’attend la société des êtres humains adultes ?

  • Qu’ils aient des enfants.
  • Qu’ils aient un mari/une femme
  • Qu’ils travaillent à temps plein (ce fameux concept d’utilité sociale)
  • Qu’ils s’occupent avec brio de leurs enfants et de leurs activités extrascolaire (un instrument de musique, plus un sport s’il vous plait),
  • Qu’ils leur assurent un avenir financier, même si parallèlement on les incite massivement à dépenser plus qu’ils ne gagnent.
  • Qu’ils s’occupent consciencieusement de leur intérieur, qui doit être propre, aseptisé, et rangé.
  • Qu’ils proposent à manger des repas variés, diversifiés, répondant au cahier des charges parfois discordant de toute la famille pour que tout le monde soit content.
  • Qu’ils ne soient pas radins et gâtent les enfants des autres, leurs amis, les leurs, leurs famille, avec tout plein d’objets neufs et chers. (un cadeau à 5 euros, c’est pingre, un cadeau d'occasion, encore plus).
  • Qu’ils aient une vie sexuelle intense (épanouie on s’en fout, mais intense)
  • Qu’ils aient une vie sociale riche (parce que bon, on ne doit pas être que des mamans ou des papas hein)
  • Qu’ils trouvent le temps de faire du shopping pour consommer et faire tourner l’économie du pays : internet est donc l'ami de l'adulte moderne !
  • Qu’ils réussissent à faire tout ça en gardant le sourire, genre so easy. (et s'ils n'y arrivent pas, ils peuvent toujours soit faire semblant, soit culpabiliser de ne pas y arriver).
Sabre laser improvisé avec un néon, au grand bonheur des enfants !

Sabre laser improvisé avec un néon, au grand bonheur des enfants !

2. Comment cette attente vient s'ancrer si profondément en nous
que toute prise de recul en devient très difficile?

Cette image du parent idéal occidental moderne est véhiculée par tous les canaux culturels et de loisirs. Les pubs, les brochures, les magazines, mais aussi les séries télé, les films, les livres, les bd, les manuels scolaires parfois (des fois je sursaute quand je vois les exemples de lecture ou de problèmes). Ce n’est pas conscient, mais tous ces vecteurs dessinent un support identificatoire d’êtres beaux, sans défaut, parfaits, parfaitement organisés, parfaitement parfaits. Bien sûr, rares sont ceux qui arrivent à cocher toutes ces cases. De là arrive la culpabilité, de ne pas faire  "comme il faut".
Il ne faut pas se leurrer. Le modèle humain actuel est tissé d’injonctions contradictoires le rendant complètement inatteignable. Et pourtant, c’est un modèle féroce que chacun s’applique inconsciemment à atteindre. 

Alors forcément, dans tout ça, pas le temps de faire maison. Et c’est bien compréhensible !

Quand on doit enchainer la gestion des enfants le matin, la journée de boulot, le sport éventuellement (bin oui, on nous dit de consommer de la merde surgrasse, sursalée, sursucrée et industrielle, mais on nous dit aussi qu’il faut être mince pour être beaux), les devoirs, la maison etc etc, bin quel temps il reste pour cuisiner, créer ? nada. Surtout avec les exigences annexes de diversité, de richesse des plats… là encore, tout se passe comme si il y avait un standing social à tenir. Et chaque membre de la famille le rappelle, en boudant sans vergogne s’il n’a pas sa dose de diversité et de richesse : et je sais de quoi je parle, j'ai été ce membre de la famille boudeur quand ado je vivais encore chez mes parents ! (pardonmamanpardonpapa)

Et puis un jour, au détour d’une rencontre, on découvre que la bouffe conventionnelle est pleine de merdouilles, que c’est un problème de santé publique, que réellement le bio est meilleur pour la santé de la famille, pour celle de l’agriculteur, pour celle des riverains, pour celle de la planète.
Et on entend que pour augmenter la part de bio, il faut baisser celle d’industriel et faire maison.
Et là l’esprit buggue. "C’est pas possible. J’ai pas le temps. J’ai pas le budget". Et oui, comment faire rentrer tout ça dans nos vies puisque c’est du temps EN PLUS et de l’argent EN PLUS ? Nan mais c’est qui ces illuminées qui disent que c’est possible ? Encore des qui bossent pas ou qui gagnent leur vie à blinde quoi… bref, encore un discours bobo et culpabilisant.

Je vous rassure, on est toutes, ou presque, passées par cette réaction de recul. Jvoudrais bien…mais jpeux point.

Parce que, en bon être humain, on a à cœur de faire ce qu’il y a de mieux et de contenter tout le monde…. Alors on tente de réaliser la quadrature du cercle. Et la solution pour tout concilier, c’est le tout prêt pour tout ou partie … ou l’esclavage. Parce que oui, cuisiner une diversité de desserts, fabriquer un shampooing pour enfant, un gel douche pour monsieur, un gel douche pour madame, un déo pour l’ado, de la viande pour monsieur qui n’aime pas les légumes, des pâtes pour la miss qui n’aime pas non plus les légumes, de la lessive hypoallergénique pour les enfants, de la lessive normale pour les parents avec l’odeur-qui-va-bien, un produit ménager, un bloc WC, une lotion anticalcaire, un assouplissant, tout ça à fabriquer tout en maintenant une maison sans miette, sans microbes, sans saleté, un linge à jour et sans oublier un seul RDV, c’est de l’esclavage.

Des lumières, une lampe torche, des oreilles de chat en papier et une queue de chat en guirlande de noel : bonheur et découvertes !

Des lumières, une lampe torche, des oreilles de chat en papier et une queue de chat en guirlande de noel : bonheur et découvertes !

3. Alors moi, je dis non. On est pas des wonderwoman.

On ne peut pas tout faire. Nos journées ne font que 24 heures. Il faut faire des choix.

Et si la clé pour une vie plus saine, plus écolo, plus éthique, sans exploser son budget, c’est effectivement de faire soi même, la clé pour faire soi même, c’est de SIMPLIFIER.

Simplifier le ménage, simplifier l’organisation, simplifier le nombre de plats, le nombre d’ingrédients, le nombre de choses nécessaires dans notre quotidien. Simplifier le nombre de desserts dans notre frigo (oui parce que quand on est habitués à la diversité des aliments industriels qu’on a qu’à acheter, s’il faut tous les faire, on est pas rendues !) accepter que parfois, on a pas eu le temps de faire un dessert, et qu’il n’y en a pas, et que ce n’est pas grave.
Accepter de faire gouter les enfants avec du pain et du chocolat parce qu’on ne peut pas passer sa vie à leur faire des super gouters pour tous les jours.
Accepter de manger la même chose deux soirs de suite parce que ça fait gagner un temps monstre (et un fric fou !).
Accepter de simplifier les petits dèj (la brioche pour numéro 1, les gâteaux pour numéro deux, les céréales pour le papa et les tartines pour la maman….. )
Accepter de manger les restes.
Accepter de manger des repas ultra simples certains soirs de semaine.
Accepter que faire maison, ce n’est pas faire mieux, ni plus diversifié, ni même forcément plus équilibré que quand on ne faisait pas maison : faire maison, c’est faire maison, point.

S'écrire sur les mains, et alors? ça peut être un vrai déguisement, zéro déchet en plus !

S'écrire sur les mains, et alors? ça peut être un vrai déguisement, zéro déchet en plus !

4. Comment faire pour calmer la résistance familiale?

C'est en générale à ce point de mon argumentation qu'arrive le "mais chez moi c'est pas possible, ça serait la révolution à la maison !"
OK.
La résistance au changement est un phénomène constitutif de la nature humaine maintes fois étudié. Doit-on pour autant baisser les bras face au changement, le changement est-il négatif? Les habitants de la maison n'échappant pas à cette règle humaine, ils râlent. Mais sont-ce eux qui font la cuisine, le ménage, qui bossent en même temps et qui en prime se cassent la tête pour pouvoir rationnaliser le tout afin que tous aient des chouettes vacances cet été ? Ont-ils seulement conscience de tout ça ? Souvent non, parce que (pour les enfants) on considère qu’ils sont trop petits, soit pour comprendre, soit pour savoir que la vie tout ne tombe pas par magie, il faut leur laisser leur âme d’enfants ! Et quant au mari, (et même nous aussi, il faut bien le dire, on a tous eu ce type de réflexion) bin il bosse. Et donc, il estime avoir le droit de dépenser son argent pour son plaisir aussi. De manger des trucs variés et divers et ce qu’il a envie quand il a envie : on bosse pas pour rien, non ?

Face à la résistance familiale, voici ce que j'ai fait. J'ai expliqué. J'ai refusé. J'ai refusé de donner de la merdasse cancérigène à ma famille sous prétexte que c'est plus simple, moins cher et qu'ils adorent ça, mais j'ai refusé également d’être une wonderwoman, refusé d’être la wonderwoman qui apparait dans les magazines, dans les livres, dans les films, dans les séries. Parce que tout ça offre une réalité tronquée, en fait. Dans le temps et dans les faits, ce support identificatoire inconscient est foireux car il se base sur une réalité temporelle complètement fictive (bin oui, et après tout c’est le principe des bouquins, des séries et des films, d’être une fiction ancrée dans une société donnée). Oui les nanas sont belles, bien fringuées et bien maquillées coiffées, socialement intégrées et arrivent à tout, mais ce sont des actrices, jouant des personnages fictifs, qui ne ressentent donc ni fatigue, ni lassitude, ni continuité temporelle, qui ne s’animent que le temps des séquences que l’on a écrites pour eux ! Et le but que nous croyons devoir atteindre pour le bonheur de notre famille n'est pas réalisable pour des personnages réels.

Pas de détermination de genre, ici, les enfants s'autorisent à jouer avec tout !

Pas de détermination de genre, ici, les enfants s'autorisent à jouer avec tout !

5. La relativité sociale  : rendez ce mécanisme conscient,
acceptez le et faites en une force !

" Tu me prends pour une bille, ce n’est pas vrai, je sais très bien pour les nanas des magasines, moi c’est moi et elles c’est elles ! Je ne cherche pas du tout à leur ressembler"

Il faut vraiment ouvrir les yeux sur les mécanismes sociaux et inconscients qui guident nos actions, nos envies et même nos besoins. On a l’impression que ça vient de nous et uniquement de nous, mais en réalité, sociologiquement parlant, notre choix est culturellement limité aux items acceptables par la société dans laquelle on vit. Les diktats sociaux et les commandements de consommation, ce que chacun considère comme obligatoire/sain/nécessaire d’un point de vue de l’hygiène ou de la santé ou même de la beauté, seront totalement différents ici, en France, ou en Norvège, ou aux USA, ou en Inde, ou en Chine, ou au Japon…
Par exemple, les toilettes. Ici, il FAUT acheter du papier toilette, aussi appelé hygiénique, parce que comme son nom l’indique, c’est plus hygiénique, c’est plus propre. Mais dans d’autres pays, si tu utilises du PQ qui étale la saleté et les bactéries au lieu de nettoyer la peau, c’est toi le gros crado !
CQFD : tout est RELATIF. Relatif, en l’occurrence, aux différentes options qui s’offrent à un individu dans une société donnée.

Et les options borderline sont, tout comme les autres, définies et balisées par la société dans laquelle ledit individu vit. Il y a ce que la société encourage, ce qu’elle admet, ce qu’elle réprouve : ce sont les trois grandes catégories d’options. Et il y a ce qu’elle n’a pas la capacité de penser car cela ne fait pas partie de l’arsenal culturel : ce qui parait barbare, sauvage, ou dans un autre registre, complètement saugrenu, farfelu, ou méga crado. 

Croyez moi, au moment même où l'on prend conscience de cette échelle de valeur qui nous guide, notre esprit s'ouvre au champ des possibles.
Et du coup, pour chaque action que l’on se sent « obligée » de faire (se maquiller tous les matins, servir systématiquement un voire même plusieurs desserts, passer l’aspirateur tous les jours, javelliser un sol, laver à 90°, mettre au sale un vêtement qui ne comporte ni odeurs, ni tâches), demandons-nous : "Est-ce nécessaire ? Pour quelle raison ? Qu’est-ce qui me fait penser que je DOIS le faire ? Que se passe-t-il si je ne le fais pas ou si je diffère ? La conséquence est-elle grave, d’un point de vue de la santé ?"

La simplification volontaire du quotidien n’est pas quelque chose de simple à amorcer, car, on le voit, cela nécessite une réelle déconstruction des mailles culturelles du filet dans lequel on est pris, des ficelles sociétales du monde dans lequel on évolue, de la couleur culturelle des lunettes à travers lesquelles on comprend et on interprète le monde dans lequel on vit, de la dimension sous jacente qui guide les actions, même celles pour lesquelles on se sent intimement convaincues du bien fondé. Cela ne veut pas dire que tout va partir à la poubelle, mais qu'un tri va être opéré. Un désencombrement des habitudes culturelles, en somme.
Et une fois que l’on a amorcé cette déconstruction, les choses se dénouent. On arrive dans un espace de choix véritable et éclairé.
On se rend compte que les solutions sont en réalité bien plus nombreuses qu’il n’y parait. Que l’on peut choisir de rester sur du conventionnel, mais cette fois en connaissance de cause (je sais que les poils et leur enlèvage féminin, est un diktat culturel issu d’une société patriarcale, mais réellement, j’aime bien voir mes jambes imberbes alors cette été, je me les raserai. Mais le compromis, c’est qu’en hiver, si j’ai pas le temps, si j’ai pas envie, je ne le fais pas).

un bonheur simple : les bulles !

un bonheur simple : les bulles !

6. Le bonheur, les envies, les besoins et les possessions

Oui, j’aime bien les desserts mais non, ce n’est ni obligatoire ni nécessaire et si j’ai pas le temps, si j’ai la flemme, je n’en propose pas. A mes enfants qui me demandent « c’est quoi le dessert ? » je réponds simplement : « aujourd’hui, il n’y en a pas. Je n’ai pas eu le temps d’en faire. ». Et ce n’est pas grave. S’ils ralent parce qu’ils en ont envie, je réponds que moi aussi j’aime bien les desserts, mais voilà, je ne peux pas être partout, que je n’ai pas eu le temps, et que demain (ou après demain), ils en auront. Et voilà, et c’est tout. Et c’est pas grave. Ça ne les prive de rien, parce que le dessert n’apporte rien d’obligatoire nutritionnellement parlant : on ne se nourrit pas de sucré, ça peut éventuellement les frustrer un peu tout comme ça les frustre quand on va acheter le cadeau d’anniv de la cousine avec eux et que je ne leur achète rien, tout comme ça frustre un peu mon fils quand il me demande tous les légochimachintruchouette et que je lui réponds que l’on ne peut pas tout avoir ! C’est la vie. Rassurez vous, la frustration ne dure que le temps de l’évoquer : ensuite, ils passent à autre chose, ils trouvent un autre jeu, une autre occupation, un calin, et ça repart.
Les enfants à qui on donne tout,  ne sont en réalité pas plus heureux que les autres. Je n’émets aucun jugement sur ce type d’éducation ni sur le soit disant résultat qui en découle, enfant-roi et tutti quanti, je dis simplement aux parents craignant ou refusant de « priver » leurs enfants qu’en réalité, ce n’est pas une privation et que cela n’entamera en aucune façon la joie de vivre et le bonheur de leurs enfants, et encore moins l’amour et la reconnaissance que les enfants  ont pour leurs parents.  Mais à condition de leur expliquer les choses. Que l’on ne peut pas être partout, qu’on a besoin de temps pour soi, que l’on a pas forcément les moyens, que ce n’est pas une bonne idée pour la planète ou pour les animaux, que c’est nécessaire si l’on veut partir en vacances etc, etc.  Ce n’est pas leur enlever leur innocence que leur expliquer les choses, c’est leur donner au contraire les clés pour ne pas s’enfermer dans le modèle social de l’idéal de surconsommation dans lequel nous-mêmes avons été piégés et dont il est si fastidieux pour nous de s’affranchir.

Non seulement mes enfants ne sont pas moins heureux, mais en plus, j’espère bien leur rendre un grand service pour leur futur. Si je n'ai pas la prétention de connaitre leur choix final, au moins, la simplicité fera partie des choix possibles et identifiés dans leur tête, au même titre que celui le fait de faire « comme tout le monde ».  Et même s’ils prennent un autre chemin en tant que jeunes adultes au moment où l’on construit son identité en se démarquant des parents, revenir ensuite à quelque chose d’alternatif est plus simple quand on l’a déjà appris et pratiqué pendant des années.
Bien sûr, on espère qu'ils feront le choix de la simplicité et pour cela, on se débrouille pour que le décalage avec les autres enfants ne soit pas trop grand, pour qu’ils restent insérés dans le groupe de leur âge sans pour autant avoir à renoncer aux valeurs qu’on leur inculque à la maison. Ils boivent à la paille, mais elle est en inox. Ils ont de super gouters, mais ils sont maison et dans des boites à gouter. Ils ont des jouets trucs, mais achetés d’occasion ou offerts par la famille ou les amis à l'occasion des anniversaires ou de noël. Des vêtements chouettes, mais récupérés ou achetés en foire à tout. On mange des hamburger mais on ne va pas au madco. Ils peuvent boire du coca s’ils le souhaitent, mais à la maison on en achète pas.

ici on fait des lettres au père noel toute l'année... sans croire au père noel, sans croire que tout va arriver, juste pour rêver !

ici on fait des lettres au père noel toute l'année... sans croire au père noel, sans croire que tout va arriver, juste pour rêver !

Alors voilà.

Arrêtons d’essayer d’être des superwoman. Superwoman est un superhéro, et par définition, elle n’existe pas.
Nous, simple être humains mortels, devons faire des choix. Et si notre choix se porte sur une vie plus éthique et plus saine, alors la contrepartie pour pouvoir se payer une alimentation et des objets sains et éthiques, c’est de simplifier son quotidien et son rapport aux objets de consommation courante.  Il n’y a aucun miracle, juste la contrepartie de changer de paradygme.

Des bottes, des flaques et une robe de princesse !

Des bottes, des flaques et une robe de princesse !

La simplicité est une force.
Laissons la germer, laissons la pousser, laissons la fleurir !

Vous avez envie de participer à un super chouette projet citoyen?
Vous avez envie de semer de petites graines à votre niveau?
Je vous invite à regarder par ici....
 

 

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Hannane 07/02/2017 09:52

Et quant au mari, (et même nous aussi, il faut bien le dire, on a tous eu ce type de réflexion) bin il bosse. Et donc, il estime avoir le droit de dépenser son argent pour son plaisir aussi. De manger des trucs variés et divers et ce qu’il a envie quand il a envie : on bosse pas pour rien, non ?
Voici la partie la plus difficile pour moi en ce moment: comment faire quand l'autre ne met pas son energie-argent dans la même direction ? Sinon pour le reste, même constat: en faire moins et avoir moins, c'est mieux! Juste une chose: changer de paradigme daccord, mais avec un "i" sil vous plaît

Olivia 24/11/2016 07:12

Merci pour cet article !

David 06/09/2016 16:41

Pour le dessert, j'ai du mal à finir sans un dessert.
Donc quand on en a pas, il reste plusieurs options. En ce moment, les 1ères pommes sont là.
Sinon, un palet de chocolat (valrona en plus) fait l'affaire. (bon en vrai, y en a pas qu'un mais chut)

Pour le PQ, parait que les feuilles de bouillon blanc font parfaitement l'affaire! :P

MissBulle 23/06/2016 00:03

Tout cela me parle. Très bel article, merci.

Valerie Nicolas 21/06/2016 09:46

Waouw ! et article me parle à 100% ! Je continue chaque jour à faire quelques pas vers ce "mode de vie" plus simple, même si monsieur refuse toujours d'adhérer à mes idées (qu'est-ce qu'il râle de ne plus pouvoir regarder ses pubs à cause du STOP PUB sur la boîte aux lettres... on dirait un gosse à qui ona piqué sa sucette !)... Parfois, je me dis que pour y arriver, je devrais habiter toute seule (tiens, encore une réflexion de défense !)... Bref, merci pour cet article qui me rebooste sur ma voie vers une vie plus simple !

carine 19/06/2016 17:05

je me retrouve totalement dans cet article. Difficulté pour moi supplémentaire : avoir réalisé tout cela avec 1 ado vraiment pénible. On y vient tout doucement mais ça marche!

Bravo!

adeline 02/06/2016 23:20

peut etre parce que je suis a fleur de peau en ce moment ,peut etre parce que les cachets me font un peu planer, peut etre juste parce que tu as ecris ce que je sais mais que j'ai du mal a entendre..je te dis merci , merci de m'avoir foutu la claque dont j'ai besoin , merci de m'avoir fait chialer en lisant ton article , merci d'etre là et de m'aider a sortir du syndrome wonderwoman...

tu fais un super boulot sur le blog sur le groupe FB avec mary et les filles...merci pour tout!!!!

au petit bonheur 02/06/2016 13:50

Merci pour ce bel article ! Oui on peut vivre plus simplement sans être frustré, choisir de faire autrement parce qu'on y gagne vraiment et pas seulement sur le plan de la santé mais aussi de la qualité de vie. Moins d'objets à ranger, courses simplifiées, ne pas se prendre le chou quand les repas ne sont pas exceptionnels, accepter qu'il y ait des moments chouettes et d'autres moins. Accepter d'être fatiguée et de répondre non aux sollicitations. Créer des moments tout simples à vivre ensemble, se réjouir des cadeaux que l'on va recevoir à Noël et pour son anniversaire car ce sont les deux seuls moments où il y en a dans l'année. Goûter la saveur de l'attente, goûter la saveur de ce qui a demandé des efforts... Trouver des idées pour s'amuser mieux avec moins.
Se recentrer sur l'essentiel : les relations d'amour que nous avons avec nos proches.

Loïs 02/06/2016 12:30

Ton article est vraiment très intéressant, merci !
Ce n'est pas facile de sortir de son schéma de construction mais on y arrive petit à petit :)

naturnelle 01/06/2016 16:38

Un article tellement réaliste on se met tous seul la pression! Mais c'est également vrai quand on est comme moi novice dans éconologie a chercher des solutions partout et pour tout, j'arrive à me mettre la pression toute seule en voulant tous changer trop vite je penses, et surtout en me battant tous les jours avec ma famille pour faire accepter ces changements et comme tu le dis si bien le problème de l'argent revient très souvent : "le bio c'est cher" alors j'essais de réduire au fur à mesure nos consommation de produit industriel mais difficile avec mon mari (client type du marketing attiré par toute les pubs...hiihih) solution enlever la télé ?! oula sacrilège impossible nous sommes trop accros!
Mais une remise en question grâce aussi a tous ses documentaires de plus en plus présent à la télé et qui nous font prendre conscience progressivement de notre mode de surconsommation encré en nous par notre éducation!
Je me cherche encore je cherche mes limites je cherche ma route mais je suis sur de la trouver à un moment donné!
Ton article n'a fait que me conforter dans mon choix! Merci

Léa 01/06/2016 11:10

Aaaaaaah ça fait du bien! Même si en soi, je sais tout ça, je fais déjà, mais il y a toujours la petite voix qui te dit que tu n'en fais pas assez, la petite voix qui te dit si tu fais ça, ton fils sera fière de sa maman. Au risque d'évincer le père dans cette configuration, le duo mère-enfant (j'en ai qu'un tout petit pour le moment) devient plus important. Dur dur de sortir des schémas familiaux quand on a soi-même une grand-mère et une mère superwo(ma)man, avec l'abnégation et la culpabilisation que ça engendre de part et d'autre.
Merci de tenter d'alléger les esprits!

Monica 01/06/2016 10:00

J ai découvert ton blog via l article sur tes reveils matinaux meditation yoga que j ai adoré. La je viens de lire cet article qui me parle completement. Je suis dans une demarche zero dechet bio fait maison depuis plusieurs mois deja et j ai parfois l impression de me noyer dans un verre d eau. Il faut simplement que j apprenne a ne pas chercher la perfection et a me mettre moins la pression. Merci pour cet article :-)

Gillou 31/05/2016 21:29

Pas faux tout ça... mais je me suis arrêté à la moitié, beaucoup de blabla redondant ^^ Le même en réduisant de 70% aurait ENCORE PLUS d'impact ;-) Là on décroche. C'est bien de traiter ce vrai sujet d'actualité bobo, au final la seule vraie solution à ce phénomène de supers parents: avoir des domestiques! ^o^
En attendant m'en vais plier le linge tient...

Linette_sortezdevosconapts 31/05/2016 21:36

je t'en prie Gillou... prends ta plume et écris :p

nina 31/05/2016 11:34

Ah comme il fait du bien cette article, perso pas d'enfants mais la question est la même : parfois les gens passent à la maison et c'est pas rangé parfois je mange du riz avec un jus de citron parce que pas envie / pas le temps et c'est comme ça... on en fait déjà beaucoup alors en effet il faut bien lever le pied sur certains trucs et surtout arreter de se mettre la pression sois même on l'a assez bien au boulot

Léon 31/05/2016 11:19

je découvre le blog et je trouve l'article super mais pardon pour ma question : ça veut dire quoi "conaps" ?

Linette_sortezdevosconapts 31/05/2016 11:20

http://www.sortezdevosconapts.com/2014/11/l-aventure-lavable-devient-sortez-de-vos-conapts.html

;)

brianceau 31/05/2016 09:27

il faut arrêter de croire tout ce qu'on nous dit, je pense que nous avons assez de bon sens, pour savoir ce qui est bon pour les nôtres. A force de vouloir toujours être comme tout le monde, faire tjrs mieux, pour contenter les autres, (qui s'en foutent pas mal) le stress vient, l'insatisfaction ... soyons nous-mêmes, donnons de la tendresse, faisons à manger équilibré sans chercher à satisfaire tous les caprices et tout ira bien. Comment faisaient nos grand-mères. Elles nourrissaient leur famille sans s'occuper des autres sans se culpabiliser, avec les moyens qu'elles avaient et tout allait bien. De toute façon , nous vivons dans des mondes différents, avec des moyens différents, le fossé social se creuse, nous faisons donc comme nous le pouvons, pas comme nous le voulons. Et n'oublions pas qu'il y a des gens qui ne mangent pas à leur faim. Donc....

Linette_sortezdevosconapts 31/05/2016 11:15

si c'était simplement qu'une question de croire ce qu'on nous dit... c'est malheureusement bien plus profond et pernicieux que cela... :/

Mary 30/05/2016 22:34

Je kiffe ton article, et des fois je me demande s'il y a des connexions énergétiques entre les blagueurs de la ZD planet car je suis en train de rédiger un article sur le même thème! J'adore ta liste de l'adulte humain qui doit tout faire pour rentrer dans tous ces moules contradictoires. Merci pour cet article! :)

Linette_sortezdevosconapts 31/05/2016 11:16

je vote pour les connexions énergétiques et j'ai hâte de lire ton article !

alex 30/05/2016 20:36

Bonsoir,
Merci pour cette analyse et réflexion qui nous oblige à nous prendre en charge et à devenir libre !! Votre article correspond à un mode de vie auquel j'aspire.

Linette_sortezdevosconapts 31/05/2016 11:16

merci :)

cécile 30/05/2016 19:24

Merci pour cet article qui aide à déculpabiliser!
J'ai une mère qui pendant toute mon enfance et encore maintenant, essaye de ressembler à madame perfection, quand j'ai pris mon envol et suis devenue indépendante, j'étais tout le temps juger car je faisais pas " comme il faut"; maintenant avec du recul, de la méditation et j'avoue aussi des rdv chez la spy, je culpabilise moins et vis ma vie( même si elle est pas la perfection).
Mais en tout cas, je vis selon mes convictions plus en adéquation avec moi même.
J'essaye petit à petit de lâcher prise, et je simplifie au maximum!

Linette_sortezdevosconapts 31/05/2016 11:16

allé, go simplification max ! :p

Lebodan 30/05/2016 18:00

Je trouve votre texte très beau, revigorant; c'est tout comme je le pense, mais j'aurais été incapable de l'écrire aussi bien ! En le lisant j'ai eu l'impression de reprendre une bouffée d'air.
Ça fait du bien de lire des articles comme ça, c'est la preuve que le monde n'est peut-être pas encore perdu, qu'il y a une réaction contre ce diktat actuel... Diktat, peut-être, mais que tout le monde accepte avec grand plaisir, parce que c'est tellement plus simple de suivre comme un mouton tout ce qu'on voit à la télé, qu'ILS savent tellement mieux que nous ce qui est bon pour nos papilles. Et ILS sont tellement forts pour nous faire RÊVER.

Mille fois merci pour ce bel article, pour nous montrer qu'il y a moyen de résister, de moins consommer, car de ça on va finir par en "crever".
Lebodan

Linette_sortezdevosconapts 31/05/2016 11:17

merci à toi pour ce commentaire !

IsabelleMiaou 30/05/2016 16:07

Bravo :)
Rester soi et soi meme rester connecté au fond de soi ... ( ce qui implique qusiment avoir fait le choix "de choisir" dans tout ce que tu enumere (euh chui pas claire là ??) mais difficile d'etre sinthetique donc j'espere que tu comprendras :)

Linette_sortezdevosconapts 30/05/2016 18:06

euh... KAMOULOX !

Pichon 30/05/2016 09:47

hello!! Bravo pour cet article. Si vrai si juste. Arrêtons de consommer et de vouloir ressembler à l'image de la pub. Nous n'avons pas la télé depuis 20 ans, nous ne faisons pas de shopping, pas de magasines pourris blindés de pub. Le marketing enjoint la dictature de la perfection et de la beauté. Paul Aries le décrit bien dans son livre "démarque toi" et comment les valeurs actuelles de la société ont été accaparées par les marques. Vive la simplicité et les chose simples. Notre richesse c'est le temps pas l'argent !! Jérémie

Linette_sortezdevosconapts 31/05/2016 11:19

hoooo Jérémie mazette je rougis, quel honneur ! mercimercimerci pour ton comm !

Bel'Coutures par Belinda 30/05/2016 09:35

je débute ma déconstruction et oui ça fait mal, ça fait bizarre, ça chamboule .... Mais ça permet aussi de s'éveiller, de s'ouvrir, de grandir... Alors merci, merci pour cet article qui résonne en moi maintenant comme une évidence car même si je lis beaucoup de choses sur le groupe, jusqu'à présent cela ne m'aider que très peu et là, en lisant cet article, ces explications, ces suggestions ces pourquoi et ces comment et ben je me sens pousser des ailes :-D. Ce mois-ci, ce mois de juin, va sûrement être encore difficile mais je vois les choses autrement maintenant alors encore MERCI :-D et très belle semaine Licornesque :-D

Linette_sortezdevosconapts 31/05/2016 11:19

mercimercimerci !

magali 30/05/2016 03:52

bonjour,
super article comme d'habitude, qui mène à réfléchir, à se remettre en question... j'essaie de transmettre ces mêmes valeurs à mes filles.

poli 29/05/2016 22:09

Merci pour ce très bel article dans lequel je me reconnais complètement. J'ai transmis des valeurs à mes enfants (17 et 20 ans aujourd'hui) et ils défendent ces valeurs !!!

Agnes 29/05/2016 20:48

Merci pour cet article très inspirant !

Maaademoiselle A. 29/05/2016 17:52

Je n'y avais jamais réfléchis précisément mais je me rends compte que cet article, j'aurai pu l'écrire. Si je ne parle que cuisine, le fait maison, j'y suis passé il y a bien longtemps. Et depuis quelques temps, je simplifie au max. Je ne garde plus de côté des recettes trop longues ou avec trop d'ingrédients. Si je peux, je me fatigue moins dans la réalisation de la recette, je laisse les poivrons en tranche au lieu de les couper en cube (en plus je n'aime pas ça, alors c'est plus facile à enlever ahah), je laisse les tomates entières pour la sauce, elles se réduiront d'elles mêmes. Et pareil, si il n'y a pas, on fait sans. Un bon plat pâtes-brocoli est aussi bien qu'un plat mijoté pendant des heures, et le pain chocolat ou confiture maison fait parfaitement l'affaire !
Bref, merci de nous dire que nous ne sommes pas des super héros, comme je le dis depuis la naissance de ma première fille, chacun fait comme il peut, du mieux possible. Evitons de ne garder que le négatif et voyons plutôt le positif !

Sabrina 29/05/2016 17:33

Alors je vais faire simple : MERCI ! :)

Clémence 29/05/2016 17:20

Merci pour ce bel article, dans lequel je nous reconnait tout à fait mon compagnon et moi. Il pose clairement les choses.. et ça fait du bien!

Sarah Ann 29/05/2016 17:14

Superwoman est un superhéro - une superhéroïne

sinon oui, 1000 x oui !!!!