ALERTE ! Mon mari ne fait pas la moitié des tâches ménagères et je l'aime quand même !!

Publié le par Linette_sortezdevosconapts

 

En ce moment, mais je crois que si vous me suivez ça n'a pas pu vous échapper, j'éprouve une grande lassitude quant aux normes sociales qui forment le socle de notre culture actuelle.
J'ai d'abord égratigné le rapport au travail et à l'argent, puis les normes modernes régissant le degré de perfection du parent moderne.

 

Aujourd'hui, j'ai très envie de dire un énorme MERDE (voui, le truc marron et qui pue !) à l'idéal moderne d'avoir un mari/mec/compagnno/conjoint/homme parfait. Et surtout, à la manière exacerbée autant qu'artificielle dont cette norme est véhiculée, propagée dans les réseaux sociaux. A quoi ça sert de s'autoriser à pas être parfait, si c'est pour devoir à côté justifier de l'imperfection de la personne qui partage notre vie ?
Comme s'il n'e suffisait pas déjà assez de nous justifier sans cesse de ce que nous faisons, de ce que nous ne faisons pas, de ce que nous ne faisons pas assez, il faut AUSSI se justifier sans cesse sur ce que l'homme de la maison fait et plus précisément, ce qu'il ne fait pas, pas toujours, pas assez, sur ce qu'on ne dit pas qu'il fait ou ne fait pas, BREF.

Ne vous méprenez pas sur mon propos. Il ne s'agit en aucun cas de justifier le fait que certains se la coulent douce aux frais de la princesse. Mais je vous demanderai également de vous abstenir, en commentaire, de détailler le partage des tâches chez vous, car précisément, cet article a pour but de se questionner sur ce réflexe, son origine, et sur ce qu'il vient dire des normes sociales actuelles concernant les couples modernes.

Cette précision étant dite, venons-en au fait : en  ce moment, pour être identifiée comme une femme accomplie et bien en phase avec les standards de notre société, il FAUT vivre avec un homme qui cuisine, fasse le ménage et s'occupe des enfants, bref, qui participe aux tâches qui incombaient "avant" aux femmes. A hauteur de la moitié, c'est même parfait. Et il faut le dire haut et fort, il ne faut surtout pas oublier de le préciser, car sinon pointe la remarque : "et ton homme? il fait quoi?" ou "ce qui me choque c'est que ton homme ne fasse rien.."

D'un coup, ce n'est même plus "si tu n'as pas une rollex à 50 ans, tu as raté ta vie " mais "si tu n'as pas un mec qui pratique le partage des tâches de lui même et sans râler, tu as raté ta vie de femme".

Cette norme sociale moderne fait partie de celle qui oriente notre manière inconsciente de penser les choses, notre filtre de perception en quelque sorte, et à travers ce filtre, ce qui doit être, c'est ça : un partage idyllique des tâches ménagères où homme et femme se complèteraient joyeusement et sans rechigner, sans se poser de questions, sans heurts.

Bin, je suis désolée mais c'est loin d'être le cas le plus courant, en fait, mais le problème, c'est que cet idéal est d'autant plus féroce qu'il est communément considéré comme étant DEJA acquis.
Sauf que dans la vraie vie, quand on discute avec des personnes qu'on connait depuis longtemps, quand on les voit vivre, quand on les côtoie, on se rend compte que ça ne colle pas avec les statistiques que laissent imaginer les réseaux sociaux ni à l'image véhiculée par la télé, les médias, les magazines, les romans, les bd, le cinéma, bref, tout ce qui constitue comme je l'ai expliqué ici notre support identificatoire contemporain. Attention, je dis pas que cet homme n'existe pas : je dis simplement que cet idéal est au moins aussi illusoire que celui de la mère de famille moderne auquel je tordais le cou l'autre jour.

Alors c'est vrai, le mari contemporain, il SAIT cuisiner, il SAIT s'occuper des enfants, il SAIT passer le balais et il SAIT même récurer les chiottes. Les compétences techniques sont acquises chez cet version moderne de l'être humain mâle, et puis bon hein, au final c'est pas non plus des compétences ultra complexes, je dirais même que c'est à la portée de tout être humain.

Mais dans les faits, quand même, au quotidien, majoritaires sont les couples où l'on ne peut pas dire que ça corresponde à la répartition équitable que l'image du couple moderne véhicule.

ALERTE ! Mon mari ne fait pas la moitié des tâches ménagères et je l'aime quand même !!

Peut-être vous reconnaitrez-vous dans cette femme qui râle,revenant d'une journée chargée, en voyant que la table du petit dèj est restée telle quelle alors qu'elle part travailler avant la fin dudit petit dèj. Ou dans cette autre qui doit lui énumérer ce qu'il reste encore à faire (et que lui ne pense pas à faire) avant de pouvoir se poser, pour que son conjoint percute et vienne vider le lave vaisselle. Ou dans celle qui, si elle ne se lève pas pour faire à manger, bin, on peut attendre longtemps et avoir faim longtemps. Peut être vous reconnaitrez vous dans la femme qui dit parfois que tout cela ne se fait pas par l'opération du saint esprit, que la poussière ou la crasse ne s'en va pas d'elle même, que les caleçons ne courent pas dans la machine à laver et sont encore moins autonettoyants.
Je fais partie de ces femmes pourtant moderne qui, des fois, demandent à leur mari s'il pense qu'il y a une règle cosmique qui dirait que tout ça (l'anticipation, la planification, de toutes ces tâches du quotidien afin que nous nou nourrission, que nous nous habillions, que vous mangions dans de la vaisselle propre), est dédié à la gente féminine. Ou que la gestion des affaires des enfants (lavage, pliage, rangeage, achat quand c'est trop petit ou plus de saison) soit, pour une raison paranormale, du domaine féminin.

Moi, donc, je dis tout ça. Des fois je fais de l'humour, des fois je râle, des fois je m'en contrefous.

Mais je n'ai pas honte d'avoir à dire ça, et je n'ai pas non plus honte de mon mari.

Car ensuite, une fois qu'on a dit tout ça, et répété, on fait quoi?
On le jette à la poubelle ?
On divorce?
On lui arrache les poils de nez un par un ?
On le pend par les coronès? (spéciale dédicace à JulietteM'Appelle )
On lui fais un procès?

NON.

Dois-je me justifier et vous dire qu'il s'améliore chaque jour, vous dire TOUT ce qu'il fait à côté et que moi même je ne fais pas, parce que je déteste, parce que j'ai la flemme, parce que je ne sais pas faire, parce que ça me passe largement au dessus de la tête, parce que ça ne m'intéresse pas ? Non plus.

Je n'ai aucun compte à rendre, à personne, ni m'excuser de ne pas avoir "choisi" un mec satisfaisant les standards imaginaires modernes d'équité-parfaite-pouet. Et je vais vous dire une chose, et c'est vraiment le message que je veux passer aujourd'hui : personne, aucune femme, ne devrait avoir à le faire.

Et si on décidait de lâcher la grappe aux femmes, après tout, et à s'adresser directement aux hommes pour ces questions? Hein? Chiche !

Mieux, si on laissait les couples contemportains, hommes et femmes (et même les couples homo/lesbiens tiens, qui sont eux aussi influencés dans leur construction par l'héritage ancien et la norme moderne !), ensembles mener leur propre révolution quotidienne, individuelle, familiale, comme des grands, sans jugements ?

Et surtout, et si on gardait à l'esprit que sur les réseaux sociaux, on a accès qu'à une minuscule partie de la vie des gens ? Et que de tels raccourcis, c'est relou ? Croyez vous que la question ne se pose pas et qu'on accepte la situation sans broncher et sans la faire changer? Doit-on mettre un disclamer avant chaque intervention concernant les tâches quotidiennes "oui alors je précise je ne vais pas trop parler de mon mari sur ce coup là mais promis-juré-il-fait-plein-de-trucs que je-ne-fais-pas-et-il-a-plein-de-qualité-etc-etc"?

Quand on ne connait rien de la vie des gens, de leur rencontre, de leur histoire, de l'équilibre qu'ils ont trouvé, de leur caractère à chacun, des compromis qu'ils ont adoptés, qui est-on pour décider qu'il faut une participation-de-tant sur le ménage et la bouffe sinon c'est pas équilibré? Qui est-on pour décider qu'il n'y a qu'un point possible d'équilibre?

Finalement, s'il y a bien un truc qui m'agace en ce moment, c'est la facilité avec laquelle les uns jugent les autres sans connaitre leur histoire.

Rappelons-nous que notre société est issue de millénaires de fonctionnement patriarcal où l'homme traditionnellement ne s'occupait pas du quotidien. Il s'occupait de protéger et nourrir sa famille, au sens propre du terme. Tout ce qui s'est transmis de génération en générations pendant des millénaires, c'était cet instinct.
Les choses doivent bouger, et les choses bougent, et c'est tant mieux, parce que le rôle et la place des femmes a évolué, une évolution qui rend nécessaire une évolution complémentaire du rôle et de la place de l'homme, qui soit adapté à son temps. Protéger et nourrir sa famille n'ont plus le même sens maintenant qu'au moyen âge ou même au'au 19e siècle ! Mais la transformation est lente, 70 ans sur l'échelle de l'évolution, c'est très peu, c'est le début, et les choses évoluent peu à peu, au fil des transmissions entre les générations.

ALERTE ! Mon mari ne fait pas la moitié des tâches ménagères et je l'aime quand même !!

Dans la génération adulte actuelle, les hommes se trainent tout une série de réflexes et de schémas de pensée inconscients hérités de l'histoire, de l'éducation et de la transmission intergénérationnelle. La reconnaissance du droit des femmes à l'indépendance n'est pas si lointaine, et les progrès sont déjà énormes. Ce n'est pas une excuse (je te vois bien toi, homme, au fond de la salle, te dire "enfin une qui me comprend" !) pour en faire une excuse et se dire "c'est pas moi, c'est mon histoire". En tant qu'homme, être humain mâle je veux dire, il vous incombe aussi d'être actif dans ce processus de changement, à votre niveau également, SI SI.

Mais, au lieu de renvoyer dans les buts les femmes qui n'ont pas un mari suffisament "fifty fifty", et leur infliger la double peine de lutter chaque jour au sein de leur propre couple pour faire évoluer la société ET de devoir se prendre en pleine face le boomerang envoyé par leur propres pair(e?)s parce que ce n'est pas encore assez ou pas encore assez visible, et si on se concentrait sur quelque chose de vraiment essentiel, par exemple et au hasard, l'éducation des enfants, de tous les enfants, de sorte qu'ils ne considèrent jamais qu'il existe des catégories d'êtres vivants présentés comme moins forts physiquement, ou encore comme moins intelligents, comme le furent les femmes, mais aussi les enfants, les handicapés, les noirs ou comme le sont encore les animaux, qui seraient potentiellement inférieurs et qui de ce fait auraient moins de droits que d'autres? Il s'agit d'une éducation antispéciste, j'en parle ici, ou , l'antispécisme étant pour moi le préambule à toute construction sociale ancrée résolument dans un réel égalitarisme.

Oui, mais l'éducation par l'exemple? Que nos enfants apprendront-ils de l'égalité entre les hommes et les femmes s'ils me voient beaucoup plus souvent manier le balais et les casseroles, et mon mari, la perceuse et les gros mots ? Je vous répondrai que notre vie ne se résume pas à ce cliché. Qu'elle est infiniment plus riche. Que nos enfants évoluent dans un univers où nous parlons de tout ça, avec des mots simples. Ils vont donc apprendre que les adultes ne sont pas parfaits, qu'ils font parfois des erreurs, qu'ils ont parfois du mal à changer ou maitriser leurs comportements, mais qu'en discutant, en réfléchissant, en se soutenant, on progresse et on avance. Qu'il est permis de n'être pas parfait, que ce n'est pas un obstacle au fait d'être aimé, et qu'il faut bien pour s'améliorer partir de quelque part.

Alors, la prochaine fois que j'entendrai "Tu ne parles pas de ton mari, il ne fait rien? " avec le sous entendu "tu as conscience que ce n'est pas normal ?" ou encore  "ma pauvre, chez moi ça serait niet", je répondrai : "Parles moi de l'éducation que tu donnes à tes enfants, comment leur expliques tu le respect et l'égalité de tout être vivant, de manière concrète, au quotidien?"

 

Vous qui avez lu l'article jusqu'au bout, j'espère que vous avez compris qu'il n'a surtout pas pour but que les personnes qui le lisent disent en retour comment se passe la répartition chez eux et pourquoi. Mais au contraire, il a pour but de dire, réellement, qu'on a PAS à se justifier sans cesse là dessus. Qu'on doit se sentir libres de ne pas se justifier. Qu'il faut lâcher du lest là dessus aussi parfois, que "à bas le perfectionnisme", ça s'applique aussi à ce que l'on attend de l'autre. Que l'équilibre d'un couple ne se résume pas au partage des tâches ménagères, pas pour tous les couples du moins, et qu'il faut l'accepter et lâcher la grappe de toutes les nénettes qui n'ont pas un mari qui participe, mais qui pourtant, sont suffisamment bien dans leurs vies pour ne pas le quitter.

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Hélène 07/11/2016 11:04

Super article, je viens ici par le biais du groupe des licornes, et justement je trouve qu'il y a parfois, trop souvent, des reproches sous-jacents dans les commentaires, à propos de ce que ne fait pas l'homme. Je suis contente de lire un article comme le tien, qui n'est pas anti-féminisme, mais qui pose la question à un niveau plus large.

Linette_sortezdevosconapts 07/11/2016 11:07

tout à fait !
En même temps je sais à quel point c'est dur de rester mesuré quand c'est un combat qu'on porte au quotidien !

Mogore 05/08/2016 12:40

C'est une rare fois où je ne suis pas du tout d'accord avec un billet. En attendant que je sois en mesure d'étayer ma réponse pour expliquer ce qui me hérisse avec des mots, je ne peux pas m'empêcher de penser que "le privé est politique" (dans le cadre du féminisme). Je repense aussi à cette vidéo de Delphy sur les tâches ménagères dans le couple, très humoristique.

Retrouvée : https://youtu.be/rqOGC-VgAzg

Diyid 27/07/2016 10:52

Bonjour,
Je ne commente jamais mais je lis en sous-marin votre blog depuis un certain temps. D'abord, un tout grand merci pour tous vos billets sur la nourriture et le budget, ils m'ont été très utiles!
Pour parler de cet article en particulier et bien je dois dire que je suis très surprise! Je n'entends jamais ce type de discours moi personnellement... Bien que ça ne veut pas dire qu'il n'existe pas ;-) j'ai plutôt l'impression d'entendre constamment le contraire "les hommes n'ont pas à se justifier de ne pas participer au ménage" ou "comment ça, tu demandes à ton homme de le faire ?" comme quoi ;-) d'où ma surprise avec votre article! Je dois dire qu'il m'est apparu vraiment bizarre puisque j'ai plutôt l'habitude de me battre pour le contraire! Et heureusement que je l'ai lu en entier sans passer des lignes sinon la féministe qui sommeille en moi aurait fait des bonds^^ Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié les deux articles précédents qui étaient dans la "même lignée" mais celui-ci ne me parle pas vraiment et m'a laissé une sensation particulière au vu de ma réalité mais c'était intéressant de lire de qqch de différent!
Bonne journée,
Diyid

Justine 08/07/2016 15:28

Et si on arrêtait aussi avec l'homme ou la femme idéal(e) !!!
Mais qui donc a pu inventer ce concept abscons ??
Bel article !!Bravo !!

Marie 25/06/2016 14:47

J'adooooooooooore!!Je n'ai pas arrêté de me marrer tant je me retrouvais dans certaines situations!!..c'est le premier article de ton blog que je lis..et si tout le reste est comme ça je crois bien que je vais suivre ton blog de très près!!!!!
Je ne te connais pas du tout mais franchement je t'adooooooore!!
Et évidemment je ne te parlerais pas de la répartition des tâches dans ma maison!!..par contre, par rapport à toi ,il va falloir quand même, que j'apprenne à lui lâcher du lest...enfin....un peu LOL!!
Maintenant je m'en vais lire le reste de ton blog!!Belle journée et merci de m'avoir tant fait rire!!!!
Marie-Laure

nolwenn 24/06/2016 12:14

voilà voilà et en effet on commençait pas ne pas juger ...rien.....ni personne....

Flo 22/06/2016 09:03

Hé beh... je dois pas assez aller sur les réseaux sociaux (j'ai trop de ménage à faire!)... ça me viendrait pas à l'idée de me/nous justifier sur ça. Et celui ou celle qui me jetterait la première pierre se retrouverait vite fait avec mon aspi (voire le balai à chiottes) dans les mains pendant qu'on irait, nous, se faire un resto.

Linette_sortezdevosconapts 22/06/2016 09:16

HA MAIS ! quelle méga bonne idée, je note, merciiiii !

jo 20/06/2016 11:44

Lol…LA TABLE du PETIT DéJ ça me rassure c'est chez les autres aussi !
Moi aussi, parfois, je fais sur le ton de l'humour, parfois, je râle, je suis blasée, parfois, je laisse tomber… Bohhhh c'est pas grave…

céline 15/06/2016 15:00

oui bof oilà oilà, ça me passe effectivement au-dessus, il s'améliore tous les jours sans que je n'en fasse tout un plat, et je m'améliore aussi !! bon du coup il n'en fait pas tout un plat non plus... ;-)
le fond de mon commentaire est là : wahou, les jolies photos. bravo. (ou : excellent appareil, lequel est-ce ??!!!)

Linette_sortezdevosconapts 15/06/2016 15:03

lol, merci !
C'est un reflex Nikon D80. Mais bon, les photos que je mets sur le blog ne sont pas brutes, elles sont retravaillées !

(et sinon, ce n'est pas l'appareil qui est excellent, c'est le modèle à qui revient tout le mérite !!)

Pétunia 13/06/2016 12:24

J'ai de vrais problèmes avec le quotidien de la vie de couple. Je ne supporte pas quand il fait ce que bon lui semble pendant que je fais des trucs 'obligatoires' que je n'aime pas (repas, ménage). De même que je ne supporte pas de faire des trucs qui me font plaisir pendant qu'il fait des trucs 'obligatoires'.

Je suis tombée des nues quand je me suis mise en couple car j'avais comme modèle le couple de mes parents. Et mon père gérait. Il pensait à étendre le linge, le ramasser s'il pleuvait, allait faire des courses, repassait... Je pensais que TOUT le monde savait faire ça. En vivant en couple mon amoureux m'a expliqué que ma famille était une exception.

Linette_sortezdevosconapts 13/06/2016 13:28

un peu pareil !!

Hélène 12/06/2016 09:01

Merci beaucoup pour cet article et pour les autres aussi d'ailleurs.Il arrive au bon moment en effet depuis quelques temps j'avais l'impression de me faire bouffer par le quotidien,de ne jamais en faire assez et de ne pas être suffisamment aidé.Grâce à ton article je me rends compte que je n'étais pas dans le vrai,le problème c'est la trop grande pression que je me mettais pour que tout soit parfait sans jamais l'être vraiment et du coup j'ai mis la pression à toute ma famille et je n'avais pas le moral car l'impression de pas être aidé alors que je suis vraiment entouré en réalité.Merci encore, cet article m'a permis de prendre du recul et de me poser les bonnes questions.C'était peut être pas le but premier.Je crois que le problème c'est pas ce que pense les autres,pas vraiment c'est ce que nous on s'impose en voulant rentrer dans la norme.Je n'ai jamais été dans la norme et c'est pas prêt d'arriver mais certains moments je me mets la pression quand même avant qu'1 rencontre,1 événement,1 écrit me fasse retomber sur mes pieds.Merci

Linette_sortezdevosconapts 12/06/2016 09:06

<3

Ma-L 11/06/2016 22:35

Euh... c'est bien la première fois que je lis un article sur ce blog en ayant l'impression d'avoir loupé le début...Mais bon, on comprend bien l'idée, hein.

Ça m'arrive (enfin ça m'arrivait, je suis plus sur des groupe de ménage et c'est surtout là que le sujet arrivait) de poser la question "et ton mari, et les enfants, ils font quoi". En général, dans la suite il y avait "tu leur laisse faire quoi". Et aussi "est-ce que ça te convient" (en général non, si on était arrivé à cette question là). Et aussi "mais pourquoi tu le fais alors".

Ce qui me choque, ce n'est pas un partage non égalitaire des tâches. Pour moi idéalement le partage devrait être équitable: chacun fait ce qui le dérange le moins (voire ce qui lui plait le plus), les choses que les deux (3, 4, 5) aiment ou détestent sont à partager, et pas forcement en deux partie égale, tout dépend de tas de trucs.

Non, ce qui me choque c'est "je fais ça et c'est jamais assez bien pour eux" - le eux étant souvent extérieur au foyer mais pas toujours.

Donc. Tu fais les poussières. Tu t'en fous des poussières. Tu le fais pour faire plaisir à ta belle mère qui trouve toujours le coin ou tu n'es pas passée... arrête de faire les poussières et dis lui qu'elle n'avait qu'a mieux apprendre à son fiston à les faire. Ça oui, je peux le dire.

Mais sinon en vrai j'ai qu'une règle en matière de tâche ménagère: c'est celui qui fait qui à raison.

Linette_sortezdevosconapts 13/06/2016 13:28

oulà la discussion serait intéressante mais pas du tout pratique via le blog !

Ma-L 12/06/2016 20:05

Il me manque pas d'info, plutôt je suis pas dans le contexte: vu qu'on vit dans un monde où en moyenne les femmes font 1h30 de tâche ménagère par jour de plus que les hommes (et 15 minutes de bricolage de moins), parler de pression sociale pour l'égalité c'est un peu curieux. La norme, c'est une femme en fait largement deux fois plus qu'un homme dans les tâches ménagères et les enfants, et dans mon entourage direct (collégue, famille), c'est majoritairement le cas. Et c'est aussi majoritairement un choix, même s'il n'est pas toujours conscient et pas toujours assumé.
Ceci dit je pense aussi qu'en se basant seulement sur les couples et pas sur la totalité de la population l'écart serait moins flag, eut égard aux foyers monoparentaux qui sont majoritairement féminins.

source: http://www.inegalites.fr/spip.php?article245

lixette 12/06/2016 18:19

On a le même leitmotiv ici : C'est celui qui fait qui a raison! ;)

Linette_sortezdevosconapts 12/06/2016 08:42

lol comment ça loupé le début? il te manque quoi comme info ? :p

Jeannelle 11/06/2016 22:14

Bravo j'adore cet article !
Il y a 2 ou 3 ans, ma grande (24 ans) nous reprochait qu'on n'était pas un couple "moderne" ... j'ai essayé de lui expliquer que c'est à chacun de trouver son équilibre, peu importe si on est dans la "norme" ou non, l'essentiel est d'être heureux. Depuis quelques mois, elle travaille, poursuit ses études et son mec est 100 % à la maison ... et ils ont l'air heureux. Pour moi, c'est le principal !

Linette_sortezdevosconapts 12/06/2016 08:42

merci !

Marina 11/06/2016 18:21

Est-ce que je peux me permettre une autre réflexion ? Parmi tous ceux et celles qui râlent car Monsieur ne participent pas assez aux tâches ménagères/éducation des enfants, bref, tous ces domaines ancestralement considérés comme féminin, quelles sont les femmes qui vont faire la vidange de leur voiture, la pression des pneus, passent la tondeuse à gazon ? Parce que la parité c'est dans les deux sens non ? Le tout est que chaque couple trouve son équilibre, qui changera au fil du temps, des occupations de chacun, de l'envie de faire plaisir à l'autre en le débarrassant d'une corvée, sans avoir à se justifier socialement

Linette_sortezdevosconapts 05/08/2016 19:15

Et qui te dit que je suis ok? Que j'accepte? Qui te dit que ce n'est pas quelque chose qu'on discute et qu'on équilibre? Je dis juste que ça ne regarde que moi et que je n'ai de jugements à recevoir de personne et qu'aucune femme ne devrait être jugée pour ce que ne fait pas son mari etc.
C'est un combat bien assez quotidien pour devoir en plus s'en justifier sans cesse auprès de ses pairs.

Relis mieux mon article à aucun moment je ne dis qu'il faut accepter une situation qui ne nous convient pas :)

Mogore 05/08/2016 12:43

Hé bien la vidange (tous les 10 000 km), la pression des pneus (tous les 30 000 ou chaque long trajet), la tondeuse à gazon (tous les 15 jours) n'a pas vraiment la même fatigue que le linge (tous les jours), la vaisselle (tous les repas) ou la cuisine (tous les repas), n'est-ce pas ?

Linette_sortezdevosconapts 12/06/2016 08:48

lol marina ! tu as tout à fait raison pour le coup de la tondeuse et de la perçeuse mais je ne l'ai volontairement pas mis dans l'article parce que c'est souvent un sujet de débat à la maison : certes je ne le fais pas, mais.... la tondeuse c'est que l'été, la vidange c'est tout les 6 mois (tandis que ménage vaisselle and co c'est tous les jours de toute l'année)

mais sur le fond oui effectivement, je suis d'accord et la dernière fois que j'ai vu mon mari percer un trou dans le mur, je l'ai regardé en me disant que moi ça ne m'évoque rien, je n'ai aucun "instinct" par rapport à ça, s'il faut le faire ça me fait un peu peur car je pense que je vais foirer lol. alors que lui il n'a jamais appris, il fait ça comme ça, il sait même éviter la structure métallique du placo (gné???), les gaines.....
Je me suis dit ce jour là qu'après tout, peut être que ce que j'assume moi lui renvoyait au même trou noir dans son esprit? :p
Je ne crois pas qu'il y ait un instinct pour percer et un instinct pour cuisiner et je pense que tout ça est du formatage social à tous les niveaux, mais en tout cas, tout ça est là et se déconditionner n'est pas une chose évidente, ni pour les femmes, ni pour les hommes.

Garance 11/06/2016 16:33

Formidable et très intelligent article!
J'ai envie de te remercier pour ce sujet audacieux (ce n'est pas très à la mode, ce propos!).
Parfois, je me dis qu'il y a comme une dissonnance entre ce qu'on nous dit qui se ferait chez TOUS les autres et ce qui se passe vraiment. Au quotidien, je vois bien que les couples, grosso modo, s'arrangent chacun selon un équilibre propre et que oui, Madame s'occupe souvent de la déco, Monsieur de son jardin et que tout ça peut se flouter... ou pas.

Le détour par la question spéciste ne m'était pas venu à l'esprit, mais je trouve ça hautement intéressant et très intelligent. C'est une voie de réflexion que je vais suivre.

Linette_sortezdevosconapts 12/06/2016 08:48

merci Garance !

Ju' 11/06/2016 16:27

Oui euh alors moi chez moi bah mon homme il fait... Non je rigole... :D
Sinon ouais, carrément d'accord lâchez-nous les grelots on fait bien qu'est-ce qu'on veut ! et na !
Et puis si juste un truc quand même : à ton avis, parmi les meufs qui sont les premières à être choquées qu'un homme fasse pas moitié moitié avec sa femme, combien élèvent leur fils en ne les habillant jamais en rose, en refusant de leur offrir une barbie ou des cours de danse ???
Le changement vient aussi de l'éducation que père ET mère donne aux enfants quel que soit leur sexe...

Linette_sortezdevosconapts 12/06/2016 08:48

Je sais pas Juliette :p
faudrait leur demander :p