J'ai infiltré un CCP #3 : l'expérience humaine

Publié le par Linette_sortezdevosconapts

Vous l'attendiez tout.e.s, voici le dernier volet de la trilogie des Pichoulis !
"ouiiiiiiii !!"
Je vous ai fait une visite guidée des lieux, je vous ai ensuite parlé de la formation, et aujourd'hui, je vous parle de la dimension humaine de cette expérience (puisque j'ai fait ma reloue à vous dire "gnagnagna ça se vit toussa"). Toutes les photos qui illustrent cet articles sont issues des moments off du CCP. Sans doute ne vous parleront-elles pas autant qu'à moi, mais chacune d'elle évoque un moment et une émotion précise pour celles et ceux qui l'ont vécu. Chapeau au photographe, Pierre, qui était d'ailleurs l'un des stagiaires de cette année !

Souvenir du CCP : un badge avec tous les prénoms !

On entend souvent qu’un CCP a ceci de particulier que c’est une vraie aventure humaine dont on ne ressort pas tout à fait pareil. Clairement, Mister Conapts en a fait l'expérience l'année dernière... Eh bien l’aventure humaine, elle est aussi présente du côté de ceux qui participent à l'organisation.
Déjà, je n’avais rencontré l’équipe que très peu de fois, genre, sur les doigts d’une seule main en tout et pour tout (et encore, une main avec quelques doigts manquants), et pourtant, j’ai été accueillie comme si nous nous connaissions très bien et depuis très longtemps.

Et puis un CCP rassemble une diversité de personnes assez incroyable, que l'expérience d'immersion permet d'apprendre à connaitre dans leur singularité. J'avais donc déjà rencontré une partie de l’équipe, et j’ai fait la connaissance du reste de la team, en particulier Val, Michelle à la cuisine, Gauthier aux Voyettes (que j’ai un peu martyrisé gentiment taquiné, il faut le dire, pardonpardoncoeurcoeur). J’ai également rencontré Jean Irubetagoyena - "vieux sage basque au nom imprononçable" (surnom qui ne vous sera pas inconnu si vous avez lu l'article précédent), et doté sacrée personnalité ! - qui était le formateur agréé de cette session. Et puis bien sûr, 24 stagiaires tous uniques, le tout formant un groupe d'une très grande richesse.


Comme je le disais la dernière fois, Le CCP n'est pas en soi une expérience hippie, et je n'ai vu personne courant nu sous la lune (quoique...?!? mais pas pour la même raison haha #poke les tentes n°3 et 6). Mais c’est par contre une expérience de vie en collectivité, dans un lieu qui n’est pas fermé ni même d’ailleurs spécialement isolé, mais où finalement on reste regroupés tout le long de la formation, ce qui contribue à rendre l'expérience particulière : tout est amplifié par la dynamique de groupe, tout est plus fort, les amitiés comme les conflits, les émotions comme les coups de mous. Et puis la temporalité est étrange : pour moi, à la fois le temps est passé trois fois trop vite, et à la fois j'en suis ressortie en ayant l’impression d’avoir fait un vrai break de plusieurs semaines.
Regroupez des êtres humains qui ne se connaissent pas entre eux sur un même lieu pendant quelques jours, ce qu’il en ressort n’est vraiment pas commun.

Jade proposait une initiation au slackline

On a beaucoup partagé, on a beaucoup ri, il y a eu des émotions fortes aussi, et pourtant, je ne suis restée qu’une semaine. Bon, parmi tout ça, je retiens surtout le rire, car avant tout je crois que c’était vraiment de ça dont j’avais besoin. Fort heureusement, personne n’a semblé allergique (et/ou tout le monde a été très poli !) à mon humour pourri qui est, avec mon espagnol à la tronçonneuse, un peu légendaire dans la team admin de GBEM.
Non non, ne comptez pas sur moi pour vous retranscrire in extenso toutes les conneries que j'ai pu débiter, ni pour vous révéler la théorie du clitoris extendu (ahem), ni de vous raconter l'histoire de la tente numéro 3 (et de ses cucurbitacées), et encore moins pour vous expliquer le pattern en peau de coude... ce qui se passe dans un CCP reste dans le CCP. #fightclubmode.

Charles est un danseur exceptionnel...

...Enfin bref. Pour ce qui me concerne, ça a vraiment bien fonctionné.
Je suis arrivée le premier jour, quand il a fallu se présenter et énoncer un objet me représentant, j'ai dit "Je m'appelle Herveline, et l'objet qui me représente le mieux, c'est une passoire. Je suis tellement à plat que tout ce que je reçois, je n'arrive pas à le garder et à remplir mon réservoir". Ce qui est parfaitement vrai et qui me rend parfaitement inutilisable, d'où (en partie) ma disparition du net ! Je suis en TERMINATOR MODE depuis maintenant plusieurs années, ce qui me permet de mettre un pied devant l'autre chaque jour et de faire illusion... mais ça ne dure qu'un temps, et je me sens arrivée à la limite de tout ça.
Mais je me suis nourrie de tous ces échanges, drôles ou sérieux, comme si tout ça était des petits nutriments qui me faisaient défaut jusque là. Parce qu'en fait, même complètement à plat et vide, extérieurement, je suis toujours la même et je donne toujours le change, même si je me sens comme un gros fake. Probablement que plein de gens m'ont trouvé identique à mon arrivée et à mon départ : c'est intérieurement que ça a bougé, comme si mon intérieur a commencé à repousser, à se remettre en ordre de marche, faisant de mon extérieur non plus un fake mais un reflet plus vrai de ce que je suis. Je sais pas si je suis claire. Hum. Je suppose que si tu lis cet article Marie, tu vas dire maintenant "Bah oui, réalignement toussa" avec un sourire en coin du style "pinaise, ça fait 2 ans que je lui en parle et elle ne le découvre que maintenant, la bourrique". OUAIS.

Pour finir, je suis repartie franchement frustrée de ne pouvoir rester jusqu'au bout, j'avais besoin de rester plus ! ...et même réellement triste de quitter certaines personnes (eh ouais, ça parait fou juste en une semaine, et ouais, moi et mon côté asocial/terminator/warrior/blindé/rien-ne-m'atteint, on en a pris un coup !), avec une très grande envie de revenir. D'ailleurs, comme je bossais le lundi, on devait repartir le dimanche après le petit déjeuner et on a repoussé autant qu'on a pu en fonction de nos contraintes. Mr Conapts et moi, clairement on avait pas envie de repartir, mais c'était un peu réciproque : "On" a menacé à plusieurs reprises de nous crever les pneus pour pas qu'on parte, "on" a menacé d'appeler mon employeur en mode "on a kidnappé Herveline, on vous la rend le 24". "On" m'a soudain trouvé une mine cireuse et "on" m'a conseillé d'aller voir un docteur. Mais bon, il a quand même bien fallu partir - life is life.

Et en tout cas, une chose est sûre : ni bâtiments préfabliqués, ni gobelets jetables, ni apprentissages présentés en mode superchiant, ni trucs bizarres (enfin... quoique... :p ), ni courses à poil sous la lune non plus, mais un an après Mister Conapts, j'ai moi aussi expérimenté le mode "ado qui revient de vacances en trouvant tout nul".

Me voici donc arrivée au terme de la saga Pichous !
Et vous, avez vous déjà connu une expérience de ce type ?


 


 

 

Commenter cet article

MAN 12/09/2017 13:38

Ca fait du bien de te lire comme ça, engagée et qui se remplit d'expériences. C'est ça qu'on aime <3

Angelilie 03/09/2017 02:35

un beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.N'hésitez pas à venir visiter mon blog (lien sur pseudo)
au plaisir