faux départ!

Publié le par schnappy

Pour un bébé qui avait soi-disant déjà trouvé e chemin de la sortie, il me semble qu'il se fait désirer un chouille!

Samedi soir on a bien cru que c'était l'heure : contractions douloureuses et régulières depuis 18h30, on est partis à la mater vers minuit et demie. La sage femme de l'accueil y a cru elle aussi, beau tracé au monitoring :D, bref, direction chambre de naissance... et puis en fait non. les contractions ont continué, mais sans effet sur le col. puis elles ne m'ont plus fait mal du tout.

...Faux travail. :(

Par contre, le point positif c'est qu'entre ce faux départ et l'oedème de la semaine dernière qui m'a valu là aussi une perspective d'accouchement avant terme, déclanché cette fois ci, j'ai eu l'occasion de visiter la mater et les différentes options qu'elle propose : les salles de naissance "classiques" et la chambre de naissance.
Bien sûr, ces deux moments ne sont pas tout à fait comparables. Le premier, comme il y avait risque de phlébite et que le travail n'était pas tout à fait commencé, plutot limite (et pour cause, quand j'étais arrivée j'avais zéro contractions, elles avaient été déclanchées par le monitoring et aggravées par l'injonction "mettez vous du côté gauche", qui me fait pervecoir la douleur 10 fois plus forte du fait de la position du bébé), cet accouchement, donc, s'il avait eu lieu, aurat été forcément médicalisé  : très surveillé s'il se lançait naturellement à cause du risque d'embolie pulmonaire, déclanché s'il ne se lançait pas naturellement, donc avec péri quasi obligatoire. Fort heureusement, quand on a écarté la phlébite, on a pu stopper les contractions. Ouf.

Mais par deux fois j'ai été en situation d'accouchement, et je dirais que la différence entre la salle classique et la chambre de naissance, pour une primipare comme moi, c'est la différence entre une feuille blanche (avec des lignes quand même, pour soutenir, et des marges, pour avoir des limites fiables) pour écrire un  texte libre, et un texte à trou, déjà écrit en partie.
En fait, dans les salles de naissances (qui sont déjà très bien pensées, avec un lit confortable fenêtes, lumières tamisées, douche ou baignoire), Le lit, une place forcément, fixé au sol au centre de la pièce, est plus désigné comme un lieu pour la maman, pour qu'elle s'allonge. Il y a un fauteuil confortable, mais comme il n'y en a qu'un, il semble être plus là pour le papa. Cela limite (enfin je pense dans la tête surtout ) les possibillités et l'inventivité pour peu qu'on soit un peu anxieux ou qu'on ne sache pas trop où l'on en est, premier accouchement oblige.
Dans la chambre de naissance, il y a une grande banquette 2 places avec de nombreux oreillers, un canap, des tables basses, des lampes de chevet, une baignoire, des matelats par terre... et un grand espace. Le tout est assez neutre finalement mais ça suffit pour que le couple mette en place son histoire d'accouchement sans être influencé par un schéma prédéfini. Moi j'ai trouvé que je laissais plus de place à mon homme, que j'étais moins "enfermée "dans ma tête, et que mon homme prenait beacoup plus d'initatives (et faisait des super propositions) que dans la salle de naissance classique. C'est vraiment conçu pour que ce moment se vive à deux. Enfin à trois, si l'on compte la sage femme bien sûr, qui fait  elle aussi beaucoup de propositions et qui soutient vaiement bien.
Et bon, pour nous cela n'a pas été jusqu'à l'accouchement, mais je dois dire que ça m'a changé la vie pour le passage monitoring (je déteste le monitoring, ça me fait mal; ça empire les contractions et excite le bébé), Quand au lieu de peiner toute seule sur mon lit avec mon homme qui ne peut pas faire grand chose de plus que de me regarder, de me parler ou éventuellement de me masser, il a pu être vraiment présent, allongé à côté de moi, calin possible... beaucoup plus de réconfort possible.

Et enfin, pendant ces quelques 7 heures j'ai pu me projeter dans l'après, après la naissance, dans ces 2 heures où tout le monde est gardé en salle d'accouchement pour surveillance avant d'être auorisé à s'installer en maternité : ce moment là peut être vraiment différent que celui que l'on vit en salle classique. Là encore, en salle classique, le fait que le lit soit une place et assez petit limite : il coupe le papa, de fait, de la maman et du bébé ; la maman n'a pas autant de liberté de mouvement et de pensée pour la prise de contact avec son bébé, pour la première tétée... Dans un grand lit forcément les choses sont différentes : le papa est au même niveau que tout le monde, et le bébé peut rester posé sur un coussin d'allaitement sans qu'il y ait crise du logement.  Il n'y a rien de prédéfini, les schémas et les idées reçues que l'on a en tête  ne s'appliquent plus du fait de la configuration particulière des lieux. On se sent tout de suite beaucoup moins dans un hopital. Il manque juste une couette :D

Voilà. J'espère que quand ce sera la "vraie" fois la chambre sera  disponible. Et cette expérience "ratée" m'a tout de même donné une motivation supplémentaire pour tenir tout l'accouchement sans péridurale. C'est vrai que moi je suis un peu spéciale avec mon angoisse d'accoucher en hopital, la plupart des mamans sont plutot rassurées par le côté médicalisé de l'accouchement. Moi pas, je viens pour accoucher, pas pour me faire opérer de l'apndicite, je ne veux pas subir les consignes préopératoires pour un risque de passage au bloc avec anesthésie générale  inférieur à celui de se faire renverser par une voiture sur un passage piéton. Je trouve barbare d'imposer à une femme qui accouche, sachant que la plupart du temps c'est très très très long, de ne pas manger et surtout de ne pas boire, de lui mettre une chemise de bloc, de l'harnacher à un monitoring, de la faire accoucher la grande majorité du temps en position gynécologique alors que ça peut être très inconfortable, ralentir la descente et l'explulsion, car ce n'est pas une position naturelle pour accoucher, pour des raisons partiques pour l'équipe médicale. Et encore, on ne la rase plus d'office.
Enfin bref, je sais bien que la situation s'améliore, et en particulier dans la maternité où je vais accoucher (qui est pourtant un CHU). Certaines consignes préop s'appliqent encore, même en chambre de naissance, d'autre ne s'appliquent plus qu'en cas de nécessité. Mais cette chambre, je trouve, me permet de calmer mon angoisse. Elle est dans un hopital et bien sûr comprend du matériel médical a minima, ce qui est d'une certaine façon rassurant, le fameux "en cas de besoin " n'est pas très loin ; mais elle fait suffisament "chambre" pour modifier la perception de ce moment. Quand on est arrivés dedans, on a investi la banquette, mon zhom a dit : "tu vas accoucher là? tu vas vraiement accoucher dans un lit?" ... Je crois qu'il s'imaginait mal comment ça allait se passer sans table d'accouchement, sans étriers, sans... même quand on se prépare à accoucher différemment, ça reste bizarre et dépaysant.

Enfin bref... la suite, bientot j'espère, au prochain épisode!

Publié dans Du bla bla!

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